Pitres et Vaillard. Revue de méd., 1886, p
3. Kœnto. Berl. /clin. Woch., 1886, 11 oct., p. 702, et Zeitschr f. lilin. Med., 1888, XIV, p. 51 .
par Hallion',et qui peut rendre le diagnostic très difticile, c’est l’adjonction aux signes habituels du tabes d’une lésion vertébrale, arlhropathie ou fracture. Cette complication peut survenir avant que le tabes se soit affirmé par des signes bien caractéristiques. Le début est brusque, et, comme l’a montré Pitres, le malade s’aperçoit qu’il est devenu bossu, soit sans motif appréciable, soit à la suite d’un léger traumatisme. C’est surtout au niveau du corps de la cinquième lombaire que se produisent les lésions. L’apophyse épineuse proémine en arrière, il y a en même temps spondylolisthésis et courbures de compensation dans le reste du rachis, surtout dans les régions lombaire et dorsale inférieure. Autour du siège de la lésion, le rachis est très douloureux, et la confusion avec le mal de Pott semble inévitable si on ne recherche pas les signes tabétiques concomitants.
La paralysie infantile , comme la paralysie s/>inalc des adultes, ne peut guère être confondue avec la paraplégie du mal de Pott. Elle n’atteint que les fonctions motrices et la nutrition des muscles : son début est fébrile et sa marche, aiguë. Il en est de même des myopathies à lésions diffuses comme la myélite aiguë centrale ouVhématomyélie. Les commémoratifs permettront d’éliminer la myélite transverse d'origine traumatique.
). Hallion. Th. Paris, 1892, p. 28.
DI AU .N O STIC..
Parmi les amyotrophies spinales à marche chronique, tout le groupe des atrophies musculaires progressives n’offre avec le mal de Pott aucun point de ressemblance. Les amyotrophies deutéropathiques, où la lésion siège hors de la substance grise et s’étend secondairement aux cornes antérieures, peuvent au contraire donner lieu à des difficultés de diagnostic.
C’est avec la période spasmodique de la paraplégie du mal de Pott que l’on peut confondre ces diverses all'ections et, en premier lieu, la pachyméningite cervicale hypertrophique ; décrite par Charcot1 et Joffroy3, elle est caractérisée au point de vue anatomique par un épaississement de la dure-mère au niveau du rendement cervico-brachial; il s’établit une compression sur la moelle et les racines nerveuses. Ce qui différencie cette lésion de la pachyméningite tuberculeuse, c’est qu’elle est annulaire, et que la compression porte aussi bien sur les racines et cordons postérieurs que sur les antérieurs. Le tableau clinique ressemble assez à celui de la tuberculose cervicodorsale supérieure ou du mal sous-occipital, surtout à la première période où la pachyméningite hypertrophique se traduit par des douleurs continues avec exacerbations, dans le cou, la nuque et les membres supérieurs, des éruptions bulleuses et de la raideur du cou. Le diagnostic ne pourra se faire d'une façon absolue qu’à la deuxième période,