‹ Le mal de PottChapitre 63 sur 103 · MAL SOUS-OCCIPITAL, SYMPTOMES. DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

MAL SOUS-OCCIPITAL, SYMPTOMES. DIAGNOSTIC

Le mal sous-occipital se traduit au début par une gène des mouvements de la tête, des douleurs locales ou irradiées, et une attitude particulière.

La gène des mouvements reconnaît deux causes : la raideur musculaire et les douleurs locales.

La raideur musculaire est un phénomène souvent très précoce, qui atteint surtout les muscles profonds de la nuque et les muscles prérachidiens. Le malade d’abord a l’air « guindé » (Lannelongue). Bientôt ses mouvements de flexion, d’extension, de flexion latérale, sont plus ou moins complètement abolis. Cette raideur a une marche constamment progressive, et tôt ou tard fait place à l’immobilisation due aux lésions ostéo-articulaires.

Les douleurs locales sont spontanées ou provoquées. Les premières sont d’abord sourdes, obscures et siègent profondément, soit dans la fossette sous-

occipitale, soit à la paroi postérieure du pharynx. Elles s’acroissent graduellement et sont souvent plus vives la nuit que le jour. Elles peuvent manquer et être remplacées par des douleurs irradiées, véritables pseudo-névralgies sur lesquelles nous reviendrons.

Les douleurs provoquées peuvent être dues ii des pressions exercées méthodiquement dans un but d’exploration, ou à des mouvements. Si on explore avec soin la région sous-occipitale, on peut trouver un ou plusieurs points douloureux à la pression, audessous, en avant et en dedans des apophyses mastoïdes, plus souvent au milieu de la fossette sousoccipitale, sur l’apophyse épineuse de l’axis faisant une saillie anomale, ou, sur les côtés, sur les apophyses transverses des premières vertèbres cervicales.

Par la bouche l’index porté en haut va facilement dans le pharynx explorer le corps de l’axis; il en reconnaît les déformations, et peut par la pression déterminer de la douleur.

Dans cette recherche on trouve souvent de I’épd'eme , de Y empâtement profond soit dans la fossette sous-occipitale, soit à la paroi postérieure du pharynx.

Les mouvements communiqués deviennent peu à peu très douloureux. T) après Pearce Gould 1 , l’étude

1. Pearce Gould. Eléments of surg. cliaçjn. London, 1888, p. 439.

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