‹ Le mal de PottChapitre 65 sur 103 · SYMPTÔMES · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES

tualité et immobilise sa tête de son mieux. Debout, tantôt il la laisse inclinée d’un côté, l’appuyant sur l’épaule correspondante ; ou bien il la soutient entre ses mains, et même cherche, en s’accroupissant, à donner alors à ses coudes un solide point d appui sur ses genoux relevés. Il redoute de se coucher, craignant sur les coussins trop mous de ne pouvoir obtenir une immobilisation suffisante.

Symptômes nerveux. — La compression agit non seulement sur la moelle, mais aussi sur le bulbe. Le déplacement d’une saillie osseuse, généralement l’apophyse odontoïde, joue ici un rôle important. Si le déplacement est brusque, la compression violente et soudaine du bulbe peut entraîner la mort. Une compression graduelle amène des accidents nerveux graves, mais est compatible avec la vie.

Les symptômes se divisent en extrinsèques et intrinsèques. Les symptômes extrinsèques sont dus à l'altération ou à la compression des premières paires cervicales. Précoces et assez fréquents, ils consistent pour les branches postérieures en pseudo-névralgies irradiées vers la nuque, la tempe et l’occiput. Les branches antérieures concourent à former le plexus cervical : aussi les pseudo-névralgies peuvent-elles affecter les branches mastoïdienne, auriculaire et cervicale transverse, issues de l’arcade unissant les 2e et 3e nerfs cervicaux, et innervant la peau depuis l’apophyse mastoïde, l’oreille et le menton, jusqu’au sternum et aux clavicules. Par suite de l’anastomose

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