‹ Le mal de PottChapitre 7 sur 103 · Ripoll. Thèse de Paris, 1850. Union méd., 1868, p · texte numérisé non relu

Ripoll. Thèse de Paris, 1850. Union méd., 1868, p

La dualité de la phthisie est admise. Naturellement ces théories sont appliquées à l’étude des lésions osseuses; l'infiltration tuberculeuse est niée dans les os comme dans les poumons, et les idée de Nélaton sont abandonnées. En 1858, à la Société de chirurgie, Bouvier et Morel-Lavallée, seuls, admettent la tuberculose osseuse comme seule cause du mal de Pott. Tous les autres chirurgiens, principalement Broca distinguent au moins deux variélés, l’une due au tubercule, l’autre à la carie, quand ils n’en reconnaissent pas une troisième dépendant de l’arthrite vertébrale.

Cette période, que Ch. Nélaton a qualifiée de période de recul, prend fin avec les recherches expérimentales de Villemin et les études microscopiques de Grancher, Kôster, Malassez, Charcot, etc. La découverte du bacille de Koch donne le dernier coup aux théories dualistes : l’unité du mal de Pott, comme celle de la phthisie, est reconstituée et sa nature tuberculeuse unanimement reconnue.

D’autre part, les troubles nerveux du mal de PolL avaient été, au point de vue anatomique et clinique, l’objet de nombreux travaux. Ollivier (d’Angers) ’, Louis1 2 avaient exposé les résultats de leurs observations, sans néanmoins les interpréter. Inspirée par

1. OllîViEr 'd’Angers). De la moelle épinière et de ses maladies, 1824.

2. Lor;is. Rech. sur l'état de la moelle épinière dans la carie vert. Recherches anatomiques sur plusieurs maladies, 1826.

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le mal de i»orr.

Charcot, la thèse de Michaud1 étudie les lésions méningées et médullaires, et leur rôle dans la production des phénomènes paralytiques. On peut croire que la théorie exclusive de la compression pachyméningitique de la moelle est définitivement établie. Cependant, de nos jours, un mouvement contraire semble se produire, et les recherches de Strumpell, de Zieglcr, de Kahler, de Schmaus, de Chipault, etc. tendent à rattacher les symptômes médullaires à des causes complexes et variées, soit de compression directe ou indirecte, soit d’infection de la moelle.

Il ne nous reste à signaler que les études d’ensemble dont le mal de Polt a récemment été l'objet, la remarquable monographie du professeur Lannelongue, la Tuberculose vertébrale (Paris, 1888), les articles des dictionnaires Dechambre et Jaccoud, l’article Spondylitis de Lorenz dans la « Real-Encyclopædie der gesammten Heilkunde » (Vienne, 1886, t. xviii, p. 61 1), les chapitres des traités d'orthopédie de Bradford et Lovett (New-York, 1890), de Redard (Paris, 1891), l’étude de Kirmisson dans le Traité de chirurgie de Duplay et Reclus (t. ni, p. 713), etc.

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