‹ Le mal de PottChapitre 8 sur 103 · LÉSIONS DES VERTÈBRES · texte numérisé non relu

LÉSIONS DES VERTÈBRES

Nous étudierons successivement, au point de vue anatomique :

1° Les lésions des vertèbres.

2° La gibbosité et les déformations secondaires mécaniques soit du squelette soit des viscères.

3° Les abcès.

4° Les altérations intra-rachidiennes et les troubles médullaires qui en dépendent.

5° Les lésions générales.

Lésions primitives des vertèbres. — Les lésions tuberculeuses qui constituent la cause anatomique du mal de Pott, s’établissent à peu près exclusivement dans le tissu spongieux des corps vertébraux. Rarement, le mal, au début, se localise dans l’apophyse épineuse, ou l'arc postérieur. Nous l’avons vu, d’ail-

leurs, cette forme de tuberculose rachidienne (le mal vertébral postérieur) ne produit jamais de gibbosité et presque jamais n’entraîne de phénomènes médullaires. On ne peut donc que par extension lui donner le nom de mal de Pott et l’étudier ici.

Exceptionnellement l’affection tuberculeuse se développe, à l’origine, dans les articulations du rachis. A la vérité, dans la région atlo-axoïdienne les lésions primitives paraissent souvent articulaires. Nous étudierons à part cette forme spéciale désignée sous le nom de mal sous-occipital.

La possibilité, voire même la fréquence du début des lésions dans les disques intervertébraux a été admise par Brodie1, Nichet2, Ripoll3, Broca4. Dès 1840 Lenoir 5 avait démontré que la lésion du tibrocartilage est secondaire.

Le processus tuberculeux s’établit donc au début dans les corps vertébraux et d’habitude y reste confiné. Son extension aux apophyses transverses, articulaires ou épineuses est rare, en raison, disent Bradford et Lovett 6 de la structure compacte du tissu osseux dans ces parties.

1. Brodie. Truité des mal. des articul. Trad. Marchant. Paris, 1819, p. 197. Obs. L, LI.

Page 1