‹ Le mal de PottChapitre 78 sur 103 · T H A I T K M EXT · texte numérisé non relu

T H A I T K M EXT

cetto bande au moyen d’une cordelette de 0m,50 â 0m,60 de long, qui sera nouée par sa partie moyenne

a la corne ne suspension, et tenir ces extrémités écartées au moyen d'un bâton taillé en encoche à ses deux bouts.

Je supprime habituellement les bracelets auxiliaires qui sont gênants. Si la suspension cervicale seule fatigue trop le malade, il vaudra mieux employer le dispositif de Beely qui fait de chaque côté de l’extension sur les membres supérieurs élevés en même temps que sur la tête, soit en faisant de la traction sur des bandes fixées aux avantbras comme pour la réduction d’une luxation du coude (fig. 27), soit en donnant à tenir à l’enfant, s’il est assez âgé, des anneaux ou de chés à des cordes. Ces

Fie. 26. — Suspension cervicoauxillaire pour l’application du corset de Sayre.

; barres transversales attacordes devront être fixées

ns

assez en dehors du crochet médian de suspension, cl leur longueur sera soigneusement réglée.

Il sera hon d’exercer pendant quelques jours le malade à supporter la suspension assez longtemps. La suspension doit être telle que le malade repose sur le sol

avec l’extrémité

du

. matelassage. —

rie. 21. — Suspension cervico-brachiale .

làde on a revêtu son tronc d'un jersey exactement tendu. On peut se servir de maillots de laine line qu’on achète tout faits. A l’hôpital, j’emploie un tissu jersey de coton, qui est tissé en cylindre et

pied. Une extension plus grande serait exagérée et beaucoup trop pénible. Elle pourrait même amener la rupture d'une vertèbre lésée et la mort du sujet

et

de Beely.

Mais avant de suspendrele ma-

1 . Sayrk in Sajous Annual of med. sc. Philad.. 1894, m. h. 4.

TRAITEMENT

coûte six francs le kilo. Un kilo peut servir à préparer quinze à vingt corsets inamovibles, ou de huit dix corsets amovibles. Pour un corset inamovible, on prend un morceau de tissu pouvant aller comme longueur des aisselles aux cuisses et pouvant, comme largeur, entourer le corps. On ferme ce morceau en avant, et on coud de façon que partout il soit bien tendu transversalement. Longitudinalement, on assure la tension au moyen de bandes placées en épauliêres, et à la partie inférieure, de bandes allant se fixer aux bas. Il peut être utile de disposer deux cylindres de jersey identiques, l’un par-dessus l’autre. Plus tard, il est facile d’enlever celui qui touche à la peau, en l’incisant à mesure sous les bras et en le tirant en haut, et de lui en substituer un propre qu’on a eu soin de coudre à son bord inférieur. On garnit la gibbosité soigneusement avec de la ouate ; on matelasse de même les diverses saillies osseuses, surtout les épines iliaques antérieures et supérieures. Enfin une serviette pliée de façon à former un coussin à sa partie supérieure est appliquée sur le creux de l’estomac, l’extrémité pendant en bas : elle remplace le dinner-pad de Sayre, et laisse, quand on l’enlève, un vide qui sert à l'expansion de l’estomac au moment des repas. S'il s'agit d'une jeune fille ayant les seins assez développés, on recouvre ceux-ci avec des postiches en toile métallique qu’on trouve dans toutes les dimensions chez les corsetières.

ISO

I1 réparation des bandes plâtrées. — On prend alors les bandes plâtrées qui ont été préparées à l’avance. Ce sont des bandes de grosse tarlatane, apprêtée, à mailles assez fines, longues de i à 5 mètres, larges de 6 à 8 centimètres environ. On les roule lâchement en les faisant passer à travers le plâtre, et avec le bord cubital de la main ou la partie convexe d’une cuiller, on fait pénétrer le plâtre entre les mailles et on supprime l’excédent. Il faut, en effet, que la quantité de plâtre imprégnant la tarlatane soit celle strictement nécessaire : une quantité plus grande donne du poids à l’appareil : une quantité insuffisante lui enlève de la solidité. Le plâtre ne doit pas former de couche à la surface du tissu; il doit simplement en emplir les mailles, sans jamais en masquer la structure. 11 vaut mieux ne préparer les bandes que quelques instants avant de commencer le corset; si on veut se servir de bandes préparées depuis plusieurs jours, il faut les faire passer dans une étuve à air sec pour en assurer la dessiccation.

Le meilleur plâtre, comme légèreté et rapidité de prise, est celui qu’emploient les dentistes pour leurs moules. 11 est infiniment supérieur à tous les autres. Le plâtre fin, à mouler, des sculpteurs, employé frais, peut le remplacer, mais il prend plus lentement et donne des appareils plus lourds.

Application. — On prend alors une des bandes qu’on trempe dans l’eau. J'emploie de l’eau tiède à

40° environ qui favorise la prise et évite au malade une sensation désagréable de froid. Je n’ajoute à l’eau aucune substance destinée à hâter la prise : l’alun, le sel rendent le plâtre trop friable. La bande, totalement immergée, ne doit rester dans l’eau que quelques secondes : il se dégage d’abord des bulles d’air : dès que ce dégagement cesse, on retire la bande de l’eau, on l’exprime, et on l’applique. J’assure les premiers tours autour de la ceinture, puis, remontant par quelques tours imbriqués en spirale, je fais avec soin le bord supérieur avec des tours circulaires se recouvrant exactement. Le bord supérieur doit suivre exactement le niveau du bord des creux axillaires. Quand il est assez épais, je redescends, en imbriquant soigneusement mes tours de bandes jusqu’à la ceinture, puis jusqu’au bord inférieur. Celui-ci suit une ligne située en avant un peu au-dessous des épines iliaques antérieures et supérieures, sur les côtés, à mi-chemin, entre la crête iliaque et les grands trochanter, et en arrière, reposant nettement sur la parti saillante des fesses. La base du corset prend ainsi un solide point d’appui sur le bassin et peut lui transmettre directement le poids des parties supérieures du corps, déchargeant les vertèbres malades. Le bord inférieur étant suffisamment épais, je remonte vers la ceinture (fig. 28).

A mesure qu’on applique les bandes, on doit, avec la paume de la main, effacer les plis et appuyer

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légèrement pour mieux mouler l’appareil sur le corps cl en môme temps faire sortir l’excédent de plâtre et d’eau. Si le corset doit être très solide,

entre les tours de bandes circulaires, on applique des ressorts de corsage (baleines métalliques), placés longitudinalement, de place en place ; des morceaux de fer-blanc d’un centimètre de large donnent exactemnt le même résultat.

L’épaisseur à donner au corset est difficile à définir. Huit à dix épaisseurs de tarlatane au niveau des bords, un peu moins pour le reste du corset sont suffisantes.

Avec des bandes bien préparées et bien appliquées on n’atteint pas ainsi un centimètre d’épaisseur.

Fig. 28. — Corset plâtré inamovible de Sayre.

Pour assurer mieux encore l’immobilisation et empêcher le corset de Sayre de glisser, Wood 1 le complète au moyen d’épaulières plâtrées.

t. Wooü. Med. News , 1881), 19 janvier.

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L'appareil terminé, on laisse le plâtre prendre, ce qui demande dix minutes pour le plâtre des dentistes, vingt minutes à une demi-heure pour celui des sculpteurs et plus d’une heure pour le plâtre ordinaire. On débarrasse alors le sujet de son appareil suspenseur et on l’étend près du feu, pendant une heure ou deux. Avec une cisaille de Seutin on dégage les creux axillaires et on régularise les bords qu’on recouvre avec l’excédent du jersey, collé au besoin sur le plâtre.

Modifications. — Les principales modifications apportées à cette technique portent : 1° sur la suspension ; 2° l’amovibilité; o° les matériaux dont est fait le corset.

On peut remplacer la suspension cervicale, pour les sujets âgés, en les faisant se suspendre par les mains à une barre horizontale, pour les enfants, en les maintenant par les bras ou sous les aisselles.

Davy 1 remplace la suspension par la réclinaison dans un hamac. Le patient étant debout, on lui applique sur la poitrine un morceau de forte toile plus haut que lui et pouvant entourer le corps. On fait des trous pour les bras. La toile étant suspendue comme un hamac, l’enfant revêtu de son jersey y est couché à plat ventre, les bras passés dans les trous. Les bords étant retaillés de façon à s'adapter par derrière et la réclinaison étant graduée, le corset

\. .Davy. lirit. med. Journ., 1880, I, p. 959.

LE. Mal LE pot t.

plâtré est appliqué par-dessus le hamac. Le plâtre pris, on découpe toute la toile qui dépasse.

W. Pye ', sur un matelas disposé en double plan incliné, en table à réclinaison, prépare des compresses de tarlatane plâtrées et trempées dans l'eau, comme pour un scultet à plusieurs épaisseurs. L’enfant revêtu d’un jersey est couché sur le dos sur ces compresses, qui sont ramenées et croisées en avant.

Petersen 1 2 place le malade sur la bande à réclinaison de Rauchfuss, et applique alors le corset. Banvell3 l’assied sur un tabouret et exerce sur la gibbosité des tractions tendant à la redresser au moyen d’une sangle commandée par des moufles. Madelung4 recommande la position dite « Sylfenstellung », ce qu’on peut traduire par position de sirène, le tronc étant suspendu par les bras et les jambes relevées en arrière, ce qui exagère la lordose lombaire.

Corsets amovibles. — Sayre lui-même emploie souvent des corsets amovibles. Pour cela, dès que le plâtre est pris, avec un couteau affilé, on fend le corset en avant sur la ligne médiane. On a soin de protéger la peau en glissant au-dessous du corset une mince lame de zinc. On enlève alors le corset,

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