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cations, qu’un rôle préventif. Mien que tous les moyens applicables au traitement des complications ne soient pas exclusivement d’ordre chirurgical, les méthodes opératoires jouent ici un rôle prépondérant. C’est pourquoi, sous le titre de traitement chirurgical des complications, nous passerons en revue les diverses interventions préconisées contre la gibbosité, les abcès et les troubles nerveux ou médullaires.
A. Gibbosité. — Tous les appareils que nous avons jusqu’ici décrits peuvent prévenir l’apparition de la gibbosité, ou s’opposer à son accroissement. La gibbosité une fois formée, aucun appareil, aucun traitement ne sont susceptibles d’amener sa régression. Ni les appareils à pression directe, comme la plaque de Redard, ou la sangle à réclinaison de Rauchfuss, ni la méthode de Sayre où la gibbosité étant redressée par la suspension, on cherche par le corset à la maintenir réduite, ni le prone system n'ont ce pouvoir. Le redressement que certains auteurs croient avoir obtenu n’est qu’apparent, ou s’il est réel, il est dangereux. En effet, deux cas peuvent se présenter. Si les lésions ne sont pas guéries et consolidées, ce redressement ne peut que nuire à leur réparation. D’autre part, si, comme Jœrg (1816), on ne veut appliquer les moyens de redressement qu’après la guérison complète des lésions osseuses, on échoue ou on risque de rappeler à l’activité un foyer de microbisme latent.
Parmi les méthodes chirurgicales proposées contre lu gibbosité, signalons seulement celle d’Hadra1, purement préventive. Hadra propose de suturer avec de forts fils métalliques les apophyses épineuses des vertèbres malades, de façon à immobiliser les corps, à les soustraire à la compression et à empêcher ainsi la formation de la gibbosité. Hudson, Moore ont approuvé cette méthode, dont l’efficacité est mise en doute par Savre et Ketch.
B. Abcès. — On voit quelquefois les abcès cesser de s’accroître et tendre à la guérison spontanée. On doit en pareil cas chercher à favoriser ce processus, par le repos et une légère compression. Les révulsifs, tant vantés autrefois, badigeonnages iodés, vésicatoires, moxas, etc., sont inefficaces ou môme dangereux.
Si Y abcès reste stationnaire, mais ne rétrocède pas, si en même temps la lésion osseuse paraît en voie d’amélioration, la simple incision antiseptique, préconisée par Lister2, peut donner de bons résultats. « Si on ouvre largement, si, pour obtenir un libre écoulement, on place un tube à drainage, et si, après avoir fait l’opération avec la méthode antiseptique, on fait un bon pansement antiseptique que l’on continuera avec grand soin jusqu’à la guérison complète, le premier résultat que l’on obtient est de ne
1. Hadra. Am. Orthop. Assoc. Congrès de Washington, sept. 1891. N. -Y. med. Journ., 1891, II, p. 438.