T H AIT EM EN T
les contre-ouvertures nécessaires. Par ces incisions, il introduit une longue gouge ou curette tubulée, dont le manche est en communication avec un bassin placé à environ 2 mètres au-dessus de la table d’opération, et contenant 12 litres d’eau stérilisée, à la température de 10 à -iau. L’eau chaude a l’avantage d’arrêter l’hémorrhagie; quand le curettage est terminé et que l’eau sort bien claire, la cavité estséchée avec des éponges phéniquées, puis remplie d’une émulsion iodoformée. On pose alors des sutures profondes, et on ferme sans drain, de façon à obtenir une réunion primitive aussi étendue que possible.
Murray 1 substitue à l’eau stérilisée une solution antiseptique faible. Trêves recommande l’incision lombaire, préfère à la curette le doigt ou une éponge montée et maniée rudement; il emploie l’irrigation continue avec une solution de sublimé à 1/5000° et ferme la plaie.
MIle Kohan ne croit l’opération complète que si on a enlevé tous les plans fibreux adjacents.
Dollinger veut qu’on extirpe les abcès avant qu'ils ne fassent saillie et dès qu’on soupçonne leur existence. Il fait une incision de 8 centimètres, partant de l’épine iliaque antéro-supérieure et parallèle à la crête. Il désinsère les muscles et décollant le tissu extrapéritonéal, va à la recherche de l’abcès qu’il ouvre, curette et draine.