I. Murray. Am. J. of med. sc., 1892, II, p
En résumé, les règles suivantes me paraissent applicables au traitement des abcès par congestion.
Il laut traiter les abcès dès que leur existence est diagnostiquée.
Tant qu’ils sont fermés et que la peau est intacte, on devra essayer l’évacuation aspiratrice suivie d’un lavage antiseptique et d’une injection iodoformée (j’emploie de préférence l'éther iodoformé; mais les émulsions d’iodoforme dans l’huile ou la glycérine donnent aussi de bons résultats).
Si, à la suite de cette injection, on ne voit survenir aucun phénomène inflammatoire, si l’abcès paraît se rétracter ou diminuer de volume, on renouvellera l’injection. Le résultat cherché n’est obtenu quelquefois qu’après de nombreuses injections consécutives.
Si l’abcès est ouvert, mais que le volume de la cavité paraisse médiocre, si surtout il ne paraît pas en voie d’accroissement et que la fistule ne donne issue qu’à une très petite quantité de pus, on pourra avoir recours à l’injection épaisse d’iodoforme à la lanoline ou au naphtol camphré.
Mais si l’abcès est ouvert et suppure abondamment, ou si les injections répétées n’ont donné aucun résultat, on tentera l’extirpation pour laquelle les injections iodoformées antérieures auront favorablement préparé le terrain.
Pour les abcès pelviens , j’ai recours en général aux incisions de Kœnig combinées avec la technique