‹ Le mal du pays; ou, La batelière de Brienz, tableau. Par MM. Scribe et Mélesville. Représenté, pour la première fois, à Paris, sur le théatre de MadameChapitre 6 sur 9 · Scène · texte numérisé non relu

Scène

NATZ,pMÛ PIERRE e^ LISBETH.

NATZ , furieuœ.

Et je courrais après elle... Non... je n'aurais pas de cœur!

( Pendant ce teins ., Pierre et Lisbeth entrent du côte opposé ,

sans voir Natz qui s'est assis sur le banc et qui reste absorbé

dans ses réflexions, )

LISBETH , continuant à causer.

Quoi, monsieur, voilà pourquoi vous e'tiez triste et rêveur ?... Vous e'tiez jaloux!

PIERRE

Ah ! mon Dieu, oui. ( y^ part. ) Il vaut mieux quelle croie cela.

LISBETH

Jaloux... a la bonne heure... voilà un motif, et j'aime mieux cela que votre air froid et indifférent.

PIERRE

Oui... en arrivant j'e'tais d'abord inquiet; on ne parle que de la jolie batelière... tous les voyageurs en sont e'pris... et je pouvais craindre... mais depuis que j'ai cause' avec ma sœur, elle m'a rassure'... ( lui prenant la main ) et maintenant ma petite Lisbeth , je suis trop heureux...

LISBETH

Prenez donc garde... Natz qui est là...

NATZ.

Qui m'appelle ?... Ah! c'est vous, cousine Lisbeth... ça me fait penser à une commission qu'on m'avait donne'e pour vous... Ce grand monsieur que vous attendiez vous prie de ne pas vous impatienter... il est en affaires. PIERRE, à Lisbeth.

Un monsieur que vous attendez?...

NATZ.

Oui... pour déjeuner ici... en tête à tête.

PIERRE , vivement.

En tête à tête ?

NATZ, regardant à gauche.

Ah ! mon Dieu... j'ai cru les voir... je ne peux pas y tenir... je veux les rejoindre... et je crois alors que j'aurais

aussi hicnfait d'y courir tout de suite... parce que depuis le tems...

PIERRE , le retenant par la main, Maise'coute moi donc... tu peux bien rester pour moi... un instant.

NATZ , avec fierté.

Non ! monsieur, je ne veux ni rester... nipartir pour tous, et voilà... adieu ! ( // remet son chapeau et sort. )

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