‹ Le mal qu'on a dit des femmesChapitre 18 sur 31 · G8 LB MAL QU'ON A DIT · texte numérisé non relu

G8 LB MAL QU'ON A DIT

» Mais, hélas! le regard échappe, le mot est dit, le rendez-vous s'accorde ; oo sent bien un remords, on comprend bien sa faute; mais on courtà sa dernière ressource : < Je l'aime, je le sens, ma tête se perd, je ne puis vivre si je ne le vois, si je ne Tenlends, mais je mourrais avant d'être à lui... »

Louis Desnoyers :

« Les femmes aiment Dieu du même amour dont elles aiment leur amant. »

« Les femmes ont rarement une opinion en quoi que ce soil, si ce n'est en leur beauté ; et elles n'ont de persistance, même en amour, que quand leur amant n'en a pas. Les femmes n'ont que des sensations et des préjugés. Elles sont impressionnées toujours, elles ne sont persuadées jamais.

» Jamais non plus elles ne sont foncièrement impies, comme tout homme peut avoir le malheur de l'être, par la même cause qui les empêche d'être jamais foncièrement pies. La conviction leur man-

quera contre, de même qu'elle leur a manqué pour. »

« Quand elles sonl jeunes, il y a de l'ange Gabriel dans leur piété ; quand elles sonl vieilles, Il y a du Belzébuth. »

« On peut dire de beaucoup de femmes qu'elles sont pieuses à quinze ans, indifférentes à trente, et bigotes à cinquante.

» Elles offrent leur cœur à Dieu dans leur adolescence, faute d'avoir déjà h l'offrir aux hommes; et, faute de mieux, elles le lui rendent dans leur âge mûr, lorsque les bommes sont assez ingrats pour cesser d'en vouloir. Ce qu'elles appellent leur sentiment religieux n'est, chez la plupart, que la tendresse originelle de leur âme, cette inépuisable sensibilité que la nature a mise en elles, pour en faire les plus aimantes de toutes les créatures, et qui, selon les temps, les lieux et les circonstances, se borne à changer de forme, de symbole, de langage et d'idole. »

< L'imagination des femmes est un sable mo-

bile, OÙ tout s'imprime facilement, où tout s'efface de même. Leur raison, au contraire, a la froideur et la dureté du marbre : le ciseau y pénètre avec peine, mais ce qui s'y trace y reste éternellement gravé. »

Paulin Limayrac :

« Que de femmes, avec beaucoup de cœur, d'imagination et de beauté, avec.tout ce qu'il faut, en un mot, pour inspirer et ressentir une grande passion, se trompent dans un premier choix, et, dans leur empressement de prendre une revanche, se trompent encore, et si souvent que, lorsque enfin elles rencontrent celui qu'elles ont tant rêvé, elles ne le méritent plus! »

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