PRUDENCE AURELIUS
Horreiis omnes hasce carnificum manus; Num meliores sunt manui medentium, Laniena quando savlt Hipocratica ?
Vivum secatur vlscus, et recens cruor Scalpelîa tingit, dum puiredo ahraditur.
Vous reculez d*horreur devant les mains des bourreaux. Et celles des médecins, les aimez-vous mieux, quand ces bouchers, fils d'Hippocrate, se mettent à vous torturer? Ils taillent dans la chair palpitante, le sang chaud teint leur scalpel, tandis qu'ils coupent la partie gangrenée.
* * EUNAPE, DE SARDES (IV siècle)
VIE DE PROŒRESIUS
Cure d'un médecin qui n'était pas coutumier du fait.
J'étais tombé malade au port de Pyrée et réduit en un état si pitoyable par la fatigue de la navigation, qu*on ne me voyait plus aucun signe
de vie, lorsque le médecin -^schines, qui se trouva là par hasard, pria fties amis qu'on lui laissât prendre soin de ma guérison. En effet, quoiqu'il fût connu pour un homme qui avait fait mourir, non-seulement tous les malades qu'il avait entrepris ; mais encore ceux mêmes dont il n'avait fait que s'approcher; on lui permit de me faire violence pour faire entrer dans ma bouche quelque remède qu'il portait sur lui, et je ne l'eus pas sitôt avalé, comme je l'ai su de mes amis présents, que je recouvrai la parole et la vue, distinguant ceux qui étaient près de mon lit. C'est ainsi qu'^Eschines noya le souvenir de ses fautes et de ses ignorances dans une cure qu'on pouvait appeler unique, et qu'ayant été traité de divinité dans toute la ville d'Athènes, il repassa dans l'île de Chio, sa patrie, où il fut considéré toute sa vie comme un des plus grands médecins du siècle.
SIDONIUS APOLLINARIS (Caius-Sullius)
C'était un bon mot de Sidoniûs ApoUinaris :
« Un médecin malhabile et assidu tue son malade fort officieusement. »
POGGIANA.
IL — Auteurs latins modernes