ÉFITAPHE LE FRANÇOIS RABELAIS
Si d'un mort qui Nature engendre i
ourri repose uelque chose.
SeAtoieboorr
ption,
Une vigne prendra
De l'estomac « de
la pance
Du bon Rabelais qui boivoit
T.msidiirs te pend
Car d'un seul Irait
sa -valide gueule
Eust plus beu de v
n toute seule
(L'épuisant du nez
en deui coups)
Qu'un porc ne lui
ne de laict dous,
Qu'Iris de fleuves,
De vagues le riva,
Jamais le soleil ne
Tant fust-il matin
Et iamais au soir
Tant fust tard, ne
Car altéré, sans n
l.o galant buivjit juiict et ion'r.
Mais quami l'ardente canicule
K amenait la saison
De mi -nu se troussai i les bras.
Et se couchoit tau
Sur H ionebée en
re les tasses,
Et parmy des escu Sans nulle lion te
: mu1"iui"
Allait dans le viu
larbouillant,
Comme une gren
uille en la fange.
Comme sous luy furent vaincu Les Thebains, et comme sa me.
Trop chaudement receut son pi
Qui en lieu de faire cela,
Las ! toute vive la brûla.
Il chantoit la grande massue,
Et la iument de Gargantue,
Le grand Panurge, et le pais
Des Papimanes ébahis,
Leurs loix, leurs façons et demeures;
Et frère ïean. des Antoumeures,
Et d'Episteme les combas.
Mais la Mort, qui ne boivoit pas
Tira le beuveur de ce monde,
Et ores le fait boire en l'onde
Qui fuit trouble dans le giron
Du large fleuve d'Acheron.
Or toy, quiconque sois, qui passes, Sur sa fosse répan des tasses, .
Répan du bril et des flacons, Des cervelas et des iambons ; Car si encor dessous la lame Quelque sentiment a son ame, Il Jes aime mieux que les lis, Tant soient-ils fraischement cueillis.
GUILLAUME BOUCHET, sieur de Brocourt
LES SERÉES (i) Des Médecins et de la Médecine.
Un facétieux conte qui arriva le iour de ceste serée, fut cause que durant le souper et après,
(1) Les soirées.
on ne parla que des Médecins c
de leurs Méde-
larde que fit un Médecin a u
response gail- 1 Chanoine qui
vquIoïi rire et se moquer : comn les Médecins ont été subiects à
ede tout temps estre calomnie?.
Mesmes ceux de ceste serée ne
peurent se con-
tenir d'en dire advis. Et le premier commença ainsi. Nous trouvons que les Romains chassèrent de Rome tous les Médecins par l'espace de six cents ans, et n'usèrent en tout ce temps-là d'autre médecine, que de choux en toutes maladies, qui ne se trouva iamais si saine, et ayant remis les Médecins, tout alla de mal en pis. Les Sycioniens ne permirent iamais qu'il y eust des Médecins en leur République, de peur de tuer les sains. Hérodote dit que les Babyloniens n'usèrent iamais de médecines, et n'eurent iamais aussi de Médecins, lesquels Cato hayssoit,ce dit Plutarque en sa vie : ce que verrei en Pline par ce qu'escrit Cato à son fils Marcus Cato. Platon dit que . Socrate défendoit la multitude des Médecins en une ville. A cette raison la Loy si duos, à son exemple, limite le nombre des Médecins, et combien il en doit avoir en chaque ville selon la grandeur d'icclle, et la quantité du peuple : comme estant une charge inutile au peuple, et qui nuit plus qu'elle ne profite. Aussi ic ne voy nulle race de gens, dit le seigneur de Montagne, si tost malade, et si tard guérie, que celle qui est soubs la iuridiction de la Médecine : leur santé mesme estant altérée par la contraincte de
régime : Les Médecins ne se eontentans poinl d'avoir la maladie en gouvernement, ils rendent la santé malade, pour garder qu'on ne puisse en nulle saison eschaper leur authorité. Et n'y a Dation qui n'ait été longtemps sans Médecins et Médecines : et du monde la dijiesme partie ne s'en sert pas eneores à teste heure. Inunies nations ne les cognoissent pas, où l'on vid plus longuement et sainement qu'icy. Si on faisoit comme Hérodote dit que fait un peuple des Indes, où ceux qui sont malades sont tuez et mangez, il ne faudrait point de Médecins : car on ne se confesserait point être malade, d'autant qu'ils les tuent encore; qu'on nie n'estre nullement malade.
le ne sçay pas, répliqua quelque autre, qui tnouvoit les anciens a mespriser les Médecins : mais ie sçay bien que si on les blasme de ce temps, ils en baillent bien les occasions. Où trouverrez vous gens d'un mesme estât de profession honorable, qui se portent plus d'envie, dont est venu le proverbe, luvidia Medicorum,e.l qui détractent plus les uns des autres que les Médecins? Où prendrez-vous des personnes de mesme vocation qui s'accordent moins ensemble? Et ce qui fasclie plus Pline, c'est, dit-i!, de ce qu'il n'y a estât au monde où y ait eu moins d'anest, ni moins de solidité, qu'en cestuy-cy. Hippocrate mesmes, prince des Médecins, ayant dict, que l'espérance des Médecins est falla-
Disai
■rd des Médecins.
? Qu'ils si
. . . Comment fera-ce que le peuple les estimera experts et sçavants, veu qu'eux-mesmes s' entr' appel lent ignorons et a appelez à un malade, l'un après les trouverez du tout contraires, aussi bien que tous ensemble, et à la cognoissance de la maladie, et a la guérisou. Limais vous ne verrez Médecin se servir de la recepte de son compagnon, sans y retrencher ou adiouster quelque chose. Mesmes qu'on regarde à leurs consultations, que Pline .■iwi-ili.- n"un;dui;.;, l'un dit d'un, et l'autre d'autre, pour ne servir de iaquet les uns aux autres. De là vint la mort de l'Empereur, qui fit graver sur sou sepukhre, Turba Medicorum perii (i). Et ne se faut lier aux contes des Médecins : regarde plustost l'effect et l'expérience. Et ne s'en faut pas esbahir, car la plus grande part des Médecins ne cognoïst ne les simples ne les composez et laissent cela aux Apothicaires, au^i h.ibiles qu'eux. Mais, ïe vous prie, qui ne se moquerait de celuy, qui voulant faire quelque cho;.e. i^r.oreroit l'instrument avec lequel il la voudrait parfaire ? De ce advient, que la plus part des bîen-advisez de nostre temps, ne veulent se fier à des remèdes et personnes où il n'v a nulle certitude : comme ceux-là mesmes le moastrent tous les jours qui practiquent, quand
ils blasment ce qu'un autre ; faict : ne voulans mettre Ici en un accord, entre les main
sans cause, qu'on doit plustost avoir peur du Médecin que de la maladie. Une des plus grandes fautes qu'Us font, à mou advis, c'est d'ordonner avant que cognoistre la maladie, car ne la cognoissans, ils ne scauroient sçavoir la curation : mais de peur d'estre trouvez ignares, et estre sans reniides, et afin d'attraper argent, ils ne sont iamais sans ordonnances et receptes : qui sont bonnes et indifférentes à toutes maladies, ce disent-ils, comme leurs clystéies, leurs Catholicon, eau béniste de la Médecine : lesquels toutesfois le plus souvent sont contraires à la maladie qu'ils ignorent, maladie cogneué, dit le proverbe, vaultpresque guérie : estant nécessaire de cognoistre plustost les maladies que les remèdes d'icelles. Que le plus souvent ils ne les cognoissent, il appert en ce qu'ils médecinent quasi toutes maladies d'une mesme façon, et de mesme médecine, les mesuraus toutes à une même aulne : encores que la maladie ne soit que d'une fiebvre tierce : de laquelle est escrit, De ttrtiana manquant puisât ur campana (i). Premièrement, marche le elvstère, le lendemain une saignée réitérée, qui esi une nouvelle practique, pour avoir double salaire : puis après vient la
purgation, qui
n'est guères sans reubarbe. Et i choses tant communes ils ne s'accordent pas : car aucuns purgent avant que saigner, et les autres saignent avant que purger. Cela faict, ils sont au bout de leurs fusées : et sans qu'il arrive quelque nouveau accident, le plus souvent sont con train as d'essayer des remèdes contraires aux premiers. Ht tout cela :u la cause de la maladie, rien croire, que le cadavre a terre couvre leur faulle xra au doigt et à l'œil,
.iront causé la
par faute d'avoir cogni
Et si vous n'en voulez rien c
soit ouvert, avant que la tert
et ignorance, et on verra a
que les remèdes qu'on luy
tous contraires à la guérison, aun
mort à ce pauvre patient : et qu'il cust mieux
valu le laisser à la Nature, qui guérit plus de
maladies que ne font toutes les médecines : la
Nature estant assez forte pour se défendre, et à
maintenir ceste contexture, de quoy elle fuit la
dissolution : Nature le plus souvent envoyant
les maladies au iour de la Toussaincts, et les
Médecins les envoyant au lendemain.
/ un tvfi/ue tailles
Je voudrais, adiousta quelqu'un, que l'o fist comme en certain pais, là où si les mi lades meurent, on fait payer les Médecines leur Médecin : ou comme portoit une loy e Egypte, par laquelle le Médecin prenoit so
patient en charge les trois premiers iours, au* péril; et fortune du paiient : mais les trois iours passez, c'estoit aux siens propres. Ce qui a esté practiqué à Petrus Lervinus Spoietanus (i), ce dit lovio : lequel fut ietté en un puits pour avoir méJiciné Laurent de Médias. Qu'il y ait grande difficulté à la cognois* sance des maladies, il n'y a pas long-temps qu'à Paris un gentil- ho m me fut taillé par l'ordonnance des Médecins, auquel on ne trouva ne pierre ne mortier : et là mesmes un Evesque avoit esté sollicité par les Médecins de se faire tailler : quand il fut trespassé, et qu'il fut ouvert, on trouva qu'il n'avoit mal qu'aux reins.
A une fois que le malade se portera mal, les Médecins ne scachans où ils ea sont, diront qu'il a faïct quelque excès; car les Médecins accusent tousiours l'intempérance des malades, et des morts. Si d'aventure, ayatis ordonné une médecine, ou veaans voir son opération, ils trouvent leur malade mort, ce sera à dire que ce sont les maladies de «este année-là, qui sont si estranges et fascheuscs à cognoistre, qu'ils n'y entendent rien, ayaus ces maladies avec elles
quelque
toit-il, d'un Médecin qui me venoit veoir, moy estant malade, et ne scachant où il en estoit, non plus que moy, me dit que c'estoit une maladie de ceste année-là, fort estrange et différente des autres précédentes maladies. le ne me pus tenir de rire, et de luy dire : Vraycment ie croy bien que c'est une maladie de ceste année, car ie ne l'avoye pas l'autre.
Critiques sur les questions r/.i Médecins et iturs
Qui me fasche le plus, va dire un autre de la Séréc, ce sont les interrogations que me font les Médecins; et ceux qui me viennent veoir, ausquels il faut respondre : s' accordant avec moy Euripide, qui dit qu'il ne craint point tant la maladie comme les mots qu'il faut respondre et aux Médecins, et X ceux qui le visitent : l'enquérans combien de temps il y a qu'il est malade, comme est venu le mal? luy demandant avez-vous esté purjié, l.i teste vous fait-elle mal? allez-vous bien a vos affaires r dormez-vous bien? resvez-vous fort? trouvez-vous bon ce que vous mangez? ei autres bddioeries. Une autre faulte bien lourde, dlsolt-il en continuant, que font les Médecins, et où on ne regarde point, c'est de charger tant les sains et les malades de médecines, que (jusiiJ il est besoin de leur en bailler, elles ne Si
mance et familiarité des médecines les rend sans effect et force : comme il advint à un qui n'estoit point purgé par l'ellébore, encores qu'il en print plus qu'on n'eust osé bailler à quatre, à cause qu'il s'estoit accoustumé par les menus à en prendre beaucoup. Tellement que plusieurs ont dit, qu'on se pouvoit de petit à petit si bien accoustumer à user de poison, qu'à la fin on n'en pourroit point mourir, combien qu'Averroes le nie.
Réplique d'un Médecin h la grossière question d'un chanoine.
Mais laissant ceste dispute si ancienne, et si débatuê, à sçavoir si la médecine profite plus qu'elle ne nuit, si elle fait plus de mal que de bien, et si ceux qui ne prennent point de médecine ne sont pas aussi sains, et de longue vie, que ceux qui font de leur estomach une boutique d'Apothicaire : quelqu'un prenant la parole commença à nous faire le conte du Médecin et du Chanoine, qui bailla tout le suiet de ceste Sérée, comme ie vous ay dit cy dessus, lequel il fit ainsi : Ce Chanoine, dont est question, ayant rencontré par la ville un Médecin, l'arreste en luy demandant conseil en ceste sorte. Monsieur, de grâce, ie vous prie de me dire, et ie vous contenteray bien, d'où vient que bien souvent quand ie pisse et tombe de l'eau, ie pette aussi, et ne puis guères faire l'un sans l'autre? Ce
Médecin, qui n'endure pas facilement une supercherie, et un affront (comme l'on dit) voyant que son Chanoine vouloit rire, et se moquer de ]ui : sans s'esmouvoir, et comme le voulant asseurer de ce doubte, luy respond, Monsieur le Chanoine, cela n'est rien, mesmes les asnes en font bien autant. Mon Chanoine, ayant eu son change, sans mot dire s'oste de li. Toute la ville fut tantost abbrevée de ceste matière, le vent s'en espandant par tout, et saultani autant que la puce, et s'allongeant comme la main.
Vous ne vistes iamais tanr d'Epigrammes Latins et François, qui furent faicts sur cela ;' lesquels ont servi depuis a la matière dont ils traictoient. Et à fin que iugiez si ces poésies méritoient
quelques unes.
Un Médecin par un Prestre r:
i ayn
: icy
Il y avoît en ceste Sérée un Médecin, qui va respondre, que personne ne se plaignoit de luy. Un sien familier luy dit : Hé] vrayinent ie le croy bien, car tu les as tuez : et, comme dît Nïcocle, adiousta-il, les Médecins sont heureux, de ce que le Soleil regarde leurs belles cures, et la terre couvre leurs faultes : et si les plus sçavans et expérimentés ne laissent point languir et pourrir leurs malades. Et encores que les Médecins tuent ies personnes, toutesfois ils médecinent, ce dit Sophodès, parce que le meilleur et dernier Médecin des malades, c'est la mort. Le médecin lui répliqua, qu'il s'esbahissoit de quoi il parloit mal des Médecins, luy qui ne les avoit ïamais expérimentez. Son voisin lui respondit, si ie les avais une fois essaiez et mis en besongne, je n'aurois garde d'en dire mal, car ie en vie. Puis v " : n'estoit pas de n t les Médecins et la médecine : c dit qu'il n'y a rien qui démontre mieux une République corrompue et vîtiée que la multitude des Médecins et Magistrats : car comme la multitude des maladies augmente le gain des Médecins, aussi la peste des procès apporte de l'argent aux Advocats.
r Platon
Où itts
• dis Médecins.
... Ceste asseurance fit guérir Alexandre, lequel se fioit tant à son Médecin, qu'encores que Parmenio, un de ses plus favoris, l'eust adverty de se donner garde do ses médecines, ne laissa d'avaller ce que luy avoit ordonné son Médecin, luy moustrant par après la lettre de Parmenio. Maïs quand on n'a pas confiance au Médecin, cela est cause que la vertu naturelle n'est pas obéissante à la vertu imaginative, pour faire bonnes opérations, et pour réduire la médecine de patcnliu ad actum, comme les Médecins parlent.
.Vais.
i dis Mldtcins.
Ne faut donc trouver estrange, répliqua notre Médecin, si nous autres Médecins mentons bien souvent, n'estant permis qu'aux Médecins le
part, ne parlans pas aucunes fois clairement quand allons voir les malades, et se moquer, si nous sçavons quelque mot de grec, Je l'alléguer, et si nous nommons les maladies, les herbes, les simples, et les composez, et les remèdes, par noms incognus, Grecs, Arabes, ou Barbares; parlans Latin devant les femmes, et usans de cluracttres Grecs, de mots Arabes, et de notes Latines abbrégées, brouillans quelquefois l\
e la peut lire. Ce que plu-
jutesfois blasm que nous faisous cela pat ostentation. Mais cela se lait, disoit nostre Médecin, craignant que si on descouvre nos receptes, on ne fist pas si grande estime de nostre médecine : et aussi à tin que les malades ayent meilleure fiance aux remèdes de la médecine : damant que si nous appellions une racine, une herbe, ou une rieur,
François, et ils l'entendent, et savent que c'est un simple, et un remède qui croist en leurs iardins, ils n'y auront pas si grande fiance : fnree que, comme dit Pline, les hommes ont moindre foy et confiance es choses qu'ils entendent. Que si vous parlez en langage étrange, et qu'on n'entende point vos remèdes, le malade, is penseront ces médïcamens divins, autre monde : ce qui fortifiera si : du malade, qu'elle en pourra
En
urs dans lis prescriptions.
répliqua un de la Sérée, qui n'usoit que d'une seule médecine, qui est de n'en prendre point, i'ay grand peur que mettiez une de vos notes pour l'autre, principalement au charactCrc qui dénote une once, qui est faict st à celuy qu'on met pour une dragme, rit comme cestuy-cy 3, car il ne faut : iambe et traict de plume trop ou peu,
pour conduire un homme iusques au lendemain de la ToBSsaincts : et ce me fie davantage, adioustoit-il, a leur Scmpulus, qne ï'ay toujours en mon esprit et conscience : ne me fiant pas plus à leur semis, qui n'est qu'une fi, trenchée: ny en leur Latin et langage încogneu, que bien it les Médedns ne les Apothicaires n'ent point : comme i'ay veu pratiquer une ! recepte, où il y avoit, potuiur in pelU ariiiina (i). Ils le mirent et fricassèrent en une polie d'airain.
SentfTtrs /a miJièrfs
t Mèdtchu.
... On ne faici point de deshonneur à un Médecin de lui apporter de la matière fécale, puis que cela leur sert à îugei de la maladie, ou de la santé, aussi bien que l'urine, et puis leur maistre Hippocraie, Prince des Médecins, en a tasté, i fin de cognoistre mieux la nature de la maladie : de quov on a faict deux vers :
Avarice el cupidité des Afidrchu.
Ceux de la Sérée ayant ris un peu, il se va lever un de nostre compagnie, lequel n'ayant
jamais esié malade, ne prias médecine, va dire que les Médecins ne L'aimaient gutres, n'aimans les sains ne les Saincts : Ils n'aiment pas, disoit-il, les sains qui sont en vie, car ils ne gaignent rien avec eux : ni les Saincts de Paradis dautant qu'ils guérissent les maladies. Puis parlant librement, comme n'ayant que faire d'eux, il va adiouster, que ut phirimum, comme ils prennent leurs Aphorisme s, les Médecins sont naturellement avaricieux, et feraient mieux la gelée que les Apothicaires, car ils prennent bien : tesmoing Le Médecin du Roy Louys XI, nommé Cotier, qui reçcut, ce dit de Commines (1), en cinq mois de luy cinquante quatre mil escus, et le Médecin de Boulongne, nommé d'Appour (2), lequel se faisoit payer par iour sortant de La ville, cinquante escus : ces Médecins ne daignans faire un pas, si ce n'est pour de l'argent, ou qu'on les contraigne, comme fit Minos, qui mit prisonnier Esculapc, le contrai-
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