‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 103 sur 219 · Prologue de l’Auteur aux Lecteurs benevoles · texte numérisé non relu

Prologue de l’Auteur aux Lecteurs benevoles

. . . Tel est le vouloir du tresbon tresgrand Dieu : on quel ie acquiesce : auquel ie obtempère : duquel ie revere la sacro sainte parolle de bonnes nouvelles, c’est l’Evangile, on quel est dict Luc 4, en horrible sarcasme et sanglante dérision au Medicin négligent de sa propre santé. Medicin, O, gueriz toy mesmes.

Cl. Galen non pour telle reverenceen santé soy

(i) Sganarelle reçoit l’argent de la même façon d.ans le Médecin malgré lui.

maimcnoit, quoy que quelque sentiment il eust des sacres bibles, et eust congneu et fréquenté les saincts Christians de son temps, mais par craincte de tomber en ceste vulgaire et satyrique mocquerie. Iotooç à//ojv «ùto; zty.i'ii

Medicin et des aultres en effect ;

Toutesfois est d’ulcères tout infect.

De mode qu’en grande braveté il se vente, et ne veut esire Medicin estimé, si depuys l’an de son aage vingt et huictième iusques en sa haulte vieillesse il n’a vescu en santé entière, exceptez quelques fiebvres epliemeres de peu de durée : combien que de son naturel il ne feust des plus sains, et eust l’estomach evidentement dyscrasié. Car difficilement sera creu le Medicin avoir soing de la santé d’aultruy, qui de la sienne propre est négligent.

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