‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 104 sur 219 · Chapitre XLIIIL · texte numérisé non relu

Chapitre XLIIIL

. . . N’ayez paour, gens de bien (dist Pantagruel) désormais. Ce grand Briguenarilles avalleur de moulins à vent est mort. le le vous asceure. Et mourut suffocqué et estranglé mengeant un coin de beurre frays à la gueule d’un four chault par l’ordonnance des Medicins.

(i) Médecin des autres, mais lui-même est tout couvert d’ulcères.

A ppendice pour le quart livre.

. . . Près que pareille, non toutefois tant abominable histoire nous conte Ion du Medicin d’eau doulce, nepveu de l’advocat de feu Amer, lequel disoit l’œle du chapon gras estre mauvaise, et le croppion redoutable, le col assez bon, pourveu que la peau en fust ostée : à fin que les malades n’en mangeassent, tout fust réservé pour sa bouche.

Briesve déclaration d’aucunes dictions plus obscures conte7iues on quatriesme livre des faits et dicts heroicques de Pantagruel.

Scatophages. Maschemerdes : vivans de excremens. Ainsi est de Aristophanes in Pinto (i) nommé Acsculapius en mocquerie à tous Medicins.

NOËL DU FAIL (xvr siècle).

CONTES D’EUTRAPKL L’ apot hicair e d’Angers.

. . . Allez vous y frotter, dit Lupold, et vous soumettre à la miséricorde de ces maîtres fous, avec leurs qui pro quo, dont ils abusent le peuple et sa bourse : car ce qui vaut cinq sous ils le

fi) Voir note 4, page 12, i'' série.

vendent vingt, sans être contrôlés ne policés (i) sur leurs marchandises. Faut croire que ce vénérable, afin de me bourder, et être reconnu comme étourdi et ignorant qu’il étoit, eût mis, au lieu de ces beaux mots du droit civil, significatifs de la manière de diviser et partager les héritages, quelque véhément diagrede(2) et laxatif, et puis, adieu Fouquet. Car les apothicaires en sont venus là, qu’ils ne veulent souffrir que les médecins voient les ingrédients de la médecine ordonnée, disant qu’on leur feroit tort si on ne s’en fioit en eux. Mais ils ne savent qu’ils disent, et errent en cela, comme aussi aux plantes et graines nouvelles qu’on. leur apporte, leur attribuant facultés et puissances admirables, où ils ne trouvent rien du tout. Témoin un droguiste de Lyon, qui envoya à feu Champenois, docte apothicaire de Rennes, un fiirdeau de blé noir, appelé en aucun lieu froment noir ou sarrazin, avec entière description de ses qualités mirifiques, et le prix, qui étoit d’un écu la livre. Mais, la piperie connue, on lui renvoya son paquet, et que s’il en vouloit envoyer quérir, il lui en fourniroit dix mille charo;es de cheval, à un écu pièce. Car à la vérité, sans ce grain qui nous est venu depuis soixante ans, les pauvres gens de ce pays auroient beaucoup à souftVir, combien qu’il amaigrisse fort la terre.

(1) Surveillt'-s par la police.

(2) h.xtrait aqueux Je la racine de scammonée.

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