‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 111 sur 219 · PASQUIER ESTIENNE · texte numérisé non relu

PASQUIER ESTIENNE

Lettre a M. Tournebus, Conseiller en la Cour du Parlement de Paris.

... Il n’y a homme plus idolastre des médecins que moy, quand je suis malade, ne qui estime leur art plus douteux lorsque je suis sain. Vous trouverez cette première démarche merveilleusement bizarre, que je respecte pour leur art ceux auxquels je pense n’y avoir certitude; et, par adventure direz, que, malade de corps, je suis sain d’esprit; et sain de corps, je SUIS malade d’esprit. Au contraire, je diray, si leur aphorisme est vray, que les habitudes du corps et de l’esprit sympathisent ensemblement ; estant malade du corps, je le suis aussi de l’esprit quand je me rends idolastre d’eux.

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