UNE CONSIILTATIO’N AU XVII* SIECLE
Belle malade ma mignonne.
Digne plus tost d’une couronne
i) Cette satire est attribuée i Scarron.
Que de celte longue douleur Qui nous faict perdre la couleur (i), Lappetit, la force et lusage De tous les plaisirs d’un veufvage,
A vous escrit un malheureux Qui languist sans estre amoureux,
Qui brusle sans avoir la fievre,
Qui ne va pas si bien qu’un lievre.
Qui mange et boit moins que Montmort (2), Et qui neantmoins vit encor.
Ouy certes pour vous faire vivre, lay résolu de vous escrire Dun mal rigoureux dont lassant Ma presque faict faire le saut.
Qui par ie ne sais quelle voye D’un monde en lautre vous envoyé !
Ce fut un choc si violant Qu’il pourroit trousser un galant Moins confit dans la medecine :
Il estoit droict dans la poictrine,
A peu près où le noble autheur Du corps humain place le cœur :
Là se faisoit si grand desordre
Que chiens et chats me sembloient mordre
Et ronger mon pauvre estomac.
Et fust-ce l’abbé de Loyac,
Abbé de saincte conscience.
Il auroit perdu patience;
Destre tout seul ie nosois pas Car ie mallambiquois tout bas En des chimères mirlifiques • Et des songes mélancoliques Tantost ie mallois emporter Et profondément discuter Le sens mistique de VAstree;
(1) Mademoiselle d’Aubigné?
(2) Henri-Louis Habert de Montmort, conseiller d’État, membre de l’Académie française, mort en 1679.
le cherchois en quelle contrée De la carte des Hollandois hstoit le pays lanternois lit le royaume de Cocagne; l’admirois tantost Charlemagne Dans les romans qui sont au ioiir Et les paladins de sa cour,
Dressant sa généalogie, leusse bien voulu sans magie Faire les quatre fils Aymon Enfants du bon roy Pharamond.
le venois à gloser l’histoire De Melusine et du Grimoire;
De quel ordre est ce malotru Qu on nomme le moyne bourru;
Si Pasquin luy mesme compose Tout ce qu il compte en vers et prose. Et si l’on n’a point veu ia'dis La semaine des trois ieudis.
Mais cela brouillant ma cervelle Ma douleur estoit plus cruelle :
Quelqun veut-il me divertir,
A peine y puis-ie consentir.
Ou souvent iareste sa langue Au beau meilleu de sa harangue.
Sur le lict ie roule mon corps, le le plie et ie le retors, le lalonge, ie le ramasse, le crie et ie faicts la grimasse; lestends les mains, tourne les bras, (irince les dents, mange les dras.
Et peu s en fault que ie ne meure, le revenois pourtant sur lheure.
Le poux bon, sans tourment aucun.
Comme les filles de Loudun.
De ce mal qui sçauroit la cause,
1 ourroit bien sçavoir autre chose.
Et qu.and, pour en estre esclaircy, lay faict venir ensemble icy 1 rois fameux en la medecine.
Avay pris de haute doctrine,
Voyés ce que ces beaux esprits Pour trois escus m’en ont appris;
Chacun deux avoit assés daage Pour estre creu sçavant et sage,
Et tous trois de la Faculté.
C’est pourquoy sans difficulté Ils viennent au pas deloquence,
Font une docte reverence,
Et d’un souris assés nyais Se donnent le hona dits!
Apres cette belle préfacé.
Selon leurs rangs prennent leur place :
Le plus ieune ayant lame en deuill De nestre pas dans un fauteuill,
Moy, qui ny scais point de finesse, le propose aussi tost ma destresse,
Ce que ie sens et ne resens pas,
Si le mal est hault ou sil est bas;
A quoy ces messieurs ne respondcnt Que comme des singes qui grondent,
Avec un Hon entre leurs dents Et des tons assés discordans.
.\donc ma harangue finie,
— Monstrés-nous, dit la compagnie.
De vostre langue la couleur.
Pour voir si dans quelque chaleur
Une attaque si violente
Auroit point mis la fieure lente.
Permettés quun chacun de nous Examine un peu votre poux.
Et vous taste sans vous morfondre La région de Ihypocondre. —
Tout cela faict, et eux rassis.
Chacun médité son advis :
Le premier tousse et lautre crache.
Le dernier roule sa moustache.
Et puis avec un très grand : — Or ç.i, — Le plus ieune ainsy commeiiija :
De ce mal la cause est occulte
Et ce seroit faire une insulte Aux plus authentiques docteurs.
Et les tenir pour imposteurs,
Si l’on en croyoit autre chose :
Voyés Hyppocrate et la Glose, Lisés bien Fernel et Rasis De occultis rerum causis, Dioscoride et Mathiole,
Et ceux de lune et lautre escole.
Mente lun de mes parens, Mercurial et du Laurens, Averroes et l’Avicenne,
Et surtous ce quen dit Galene, Car ceux qui disent Galien,
Sur ma foy ni entendent rien; Autrement quelle différence Pourroit-on remarquer eu France Ou bon médecin Galenus A lempereur Galienus?
Ce seroit une estrange affaire Quil fallust suivre le vulgaire Et la corruption d’un mot,
Le sage seroit comme un sot.
Le poly comme le barbare.
Et le savant comme Ihygnare;
Ce nest qune contagion Qui gagnant nostre opinion,
Veult obliger à la coustume Et nostre langue et nostre plume.
Pour moy ie trouve fort mauvais.
Et ny consentiray iamais,
Qune ignorante populace,
Aux carrefours et sur la place.
Face leçon aux bons autheurs Et soit le docteur des docteurs; Mais sil faut que ie m’explique Que serviroit nostre pratique?
Que nous serviroit de veiller?
Destudier, de travailler.
Pour entendre les langues mortes.
Et les livres de toutes sortes,
Et de suer des le matin,
Apres un mot grec et latin.
S’il falloit encore pour apprendre lusquau menu peuple descendre.
Et quapres un si grand ennuy.
Nous deussions parler comme luy?
Sera-il non plus raisonnable Qu’un galant qui faict du capable, Ait le droit de mettre en crédit Un mot que la dame aura dit Contre les loix de la grammaire.
Et que se piquant de lui plaire.
Pour loger sa capacité Au mesme rang que sa beauté.
Il introduise aux compagnies Cet employ en galenteries.
Le répété cent fois le iour.
Et fasse un parti dans la cour Pour donner quelque reverence Au fruict d’une belle ignorance?
C’est aux livres faire un affront Qui nous retombe sur le front.
Mais vous mes fideles confrères.
Qui portés des âmes sevcres, Qpposés-vous à cette erreur.
Et comme moi d’un brave cœur Apportés un effort contraire A ce torrent de populaire.
Et disons tous pour parler bien Galene et non pas Galien.
■ Doncques le mal qui vous tourmente.
Monsieur est sans cause apparente, Mais le remesde est fort commun :
Tous les iours il faut prendre à ieun Une portion anodine.
Appliquant sur votre poictrine Un cataplasme de bibus Et de la pouldre doribus :
lay dict — Lautre qui le regarde,
Respond : — Monsieur, ie me hazarde Et peut estre trop liardiment A choquer vostre sentiment, layme Platon, iayme Aristote,
Mais ie n’en fais pas ma marotte :
Iayme encor plus la vérité;
Ne soyés donc point irrité Qu a vostre barbe ie mal meine ;
Vostre nouveau mot de Galtne,
Car Galien sans doute est mieux.
Tous les modernes et les vieux Qui sçavent l’art de Suadelle En parlent dessus ce modelle;
Lisés le Talmud, lAlcoran,
La grande glose de Lyran,
Homere au combat des grenouilles.
Avec le livre des quenouilles,
Et sachés que ces gens de bien Ont touiours traduict Galien.,
I ncore ay-ie pour moi lusage Qui, dans lempire du langage.
Régné a guise de souveraïnt ’
II y tient le sceptre a la main,
Done des loix et les explique.
Enrichit la chose publique
De mots nouveaux ou raieunis.
Il en rappelle les bannis.
Et, comme il luy prend fantaisie.
Leur donne droit de bourgeoisie:
Souvent il y condamne à mort,
Les jugeant en dernier ressort.
Ceux qun esprit scientifique S’efforce de mettre en pratique :
len ay veu dautres condamnés Seulement à perdre le nez,
La iambe, le bras ou loreille.
Et du reste faire merveille, len ay veu de fort bien vestus Quil avoit mis presque tous nuds :
Enfin lusage est le grand maistre
Q.UÎ fait mourir, qui fait renaistre ; Q.ui radoucit, qui rendurcit En gastant tout... ramollit.
Qui renverse, qui retient ferme Dans une langue tous les termes.
Si la raison sen entremet ;
A qui soudain il la remet;
Et si lantiquité sen mesle.
Contre luy son pouvoir est freslc Ayant bien moins dauthoritc Qua présent un colet monté.
On void comme lui sa germaine,
Sa sœur, la mode souveraine.
Sur tous les habits de la cour,
Quelle reigle en dame datour ;
En effet, dites ie vous prie Ne feroit on pas raillerie De voir un homme de vertu,
Tout seul a lantique vestu.
Avec un manteau de druyde.
Un chapeau fait en pyramide.
Un pourpoint du grand roi François, La gorge ouverte de trois doigts.
Et faire au monde la moquette .\vec une riche braguette?
Cet homme bien quil eust du cœur De la science et de Ihonneur,
Se voit sifflé comme un bizarre.
Un topinambour, un barbare, (Quelque bouffon du temps iadis,
Ou lescuier d’un Amadis.
le crois quautant il en fault dire,
Soit pour parler soit pour escrirc.
Car qui viendroil nous prosner : aius, Braiic d’acier, gésir mehains,
Cil, hande, moult, cuide et corolles (i).
(i) L’auteur plaisante les gens qui voudraient ressustitci des termes hors d’usage : ains, mais; bratic d acier, épée d acier; ceûr mehains, être étendu frappé d’une blessure; cel.
Mériteroit des croquignolles.
Et qui pour mériter Ronsard Mettroit : o dolopc soudard,
Huche les vents à laisle isnelle (i).
Ou bien cet autre bagatelle ’
Sur pallefroy, dame au beau pis,
A pourfendre vos ennemis.
Ce valet qui vers vous ienvoye Passeroit-il pas pour une oye (2)?
Et seroit-ce pas lobliger Que de le croire un estranger?
Laisses donc la votre Galene Comme une parole mal saine,
Et distes enfin comme nous i Galien. Ce mot est plus doux;
Car pour le mal qui nous assemble.
Ce n’est pas grand cas, ce me semble Et la cause sent peut trouver Par qui voudra bien y resver.
Mais sans vous tenir davantaffe, le suiyray ladvis du plus sagi ’
Et qui mieux aura deviné
Quand nous aurons tous opiné.
Enfin se teut ce malhabile
v.eux pronom démonstratif dont le féminin, celle, est resté dans la langue ; bande, archaïque au sens d’armée; moull, beaucoup, cu,de, pense; carolles ou carolus Q), vieille monnaie irappee au temps de Charles VIII.
(i) Autre citation de locutions vieillies : dolope soudard guerrier de la tnbu grecque des Dolopes, expression traduite de Virgile et désignant un soldat d’Achille; huche les vents d rapfde”"'^^^'^' les vents à l’aile (à la voile),
trn quatre vers sont un amphi-
gouri dans lequel 1 auteur ne s’est guère servi que de d^eux rnies démodes : paliejroy, qui signifie cheval, coursier, et pis, qui, avant de devenir un mot d'un animalisme répugnant, était cn,rlo,.ip.„ pljgi,,,;™
designer les avantages périssables de leurs dames.
Sans parler mesme de la bile Et sans rendre aucune raison Du mal ni de la guérison;
Alors le troisième sapreste,
Frotte son nez, gratte sa teste,
Et pour sembler docte au besoing.
Reprend la chose de plus loing,
— Toutes les nobles compagnies, Dist-il sagement establies,
Ont de vieulx statuts enroolés Quelles non iamais violés;
Les cardinaux ont leurs maximes Qu’on ne peut enfreindre sans crimes Et donnent bien selon les rangs Ou la gauche ou la droite aux grands Et tousiours ils font leurs visites Comme leurs loix les ont prescrites :
De mesme en font les parlements.
Ils ont réglé tous les moments Des beuvettes, des audiances,
La gravité de leurs séances.
Toutes leurs députations,
A qui pour quelles actions.
Comment et iusqua quelle porte Et cela sobserve de sorte.
Qu’ils seroient plus tost escorchés Que de sestre en rien relaschés.
Voyés un peu la fille aisnee,
Mais fille assés mal couronnée,
Des premiers roys de cet estât.
Luniversité, quel esclat Garde-t-elle à pied par la ville Marchand avecque sa familier Elle croiroit faire un grand mal Daller dans Paris a cheval Tant cette ancienne observance Est, pour elle en grande reverence!
Ah! que si Ion meust consulté Quand cette illustre faculté,
Nostre docte et sacré colege.
A rdasché son privilège,
Et se mettant à tous les iours,
A quitté son premier discours/
Dont le latin estoit la base Et les ornements de sa phrase lirés du grec ou de lhebreu Entrecoupés par le meilleu De grands mots pris cheux les Arabes, Et dont les divines sylabes Estonnoient les plus forts esprits; Moy seul iaurois bien entrepris,
Par une éloquente parole De destourner ce monopole Et iaurois dict tant de raisons, Dexemples, de comparaisons.
Qu’on auroit caché nos mistercs louiours aux âmes populaires Pourquoi consulter en frànçois?
haut-il que nostre propre voix Descouvre nos badineries.
Nos ygnorances, piperies/
Mensonges, souplesses fatras,
De^vrays de mort aux rats
Qu un beau latin demy barbare Cachoit bien et faisoit fanfare!
Estions nous pas plus en crédit Quand il nous estoit interdit Destre en parlant intelligibles.
Et rendre nos secrets sensibles ?
Que le monde estoit bien duppe Lorsqu’il voyoit un recipe Tout cscrit en hierogliphiques,
1 iem de caractères mistiques Capable de faire apparoir Les farfadets de largue noir,
Quoi! tenoit pourtant par la ville Comme des feuilles de sibille !
Quest ce que geleniabin?
Quest ce que tenehabin?
C’est le miel rosat, c’est la mane.
Mais quen divulgant au profane, Souvent pour frere dopion Busso a ornilhopodion,
Qjai neSt que le pied dalouette Mais iamais hybou ny chouette, Neussent pu faire tant de peur Qii’un mot si grave et si trompeur.
Quand nous disons lycanthiopie Nous faisons trembler un impie.
Au lieu qua présent loup garou Nest que le sobriquet d’un fou.
Quand on usoit dans la boutique.
Pour purgatif de cathartique.
Tout le peuple qui l’ignoroit Comme rabins nous admiroit.
En ce temps-la dose, oxicrate Thisanne, collyre, omoplate.
Amygdale, anatomiser,
Apozeme, gargariser,
Rheume, trombus, hamoragie Sembloyent des termes de magie.
Mais aujourd’hui, les Médecins Ne passent plus pour des devins;
Ils ont trahi trisotomie.
Et l’illustre phlebotemie Cest faire le poil c’est seigner.
Cela mesme, dire ie lose.
Est encore auiourdhuy la cause Que vous avés mal consulté,
Ou pour mieux parler disputé,
.•\vec émotions de rate Sur l’interprete Dhipocrate.
Car si vous eussiés observé Le statut cent fois approuvé Eusez touiours du latinisme Et iamais du gallicanisme.
En disant tous deux Galenus Vous n’en sériés, pas la venus.
Pour moy sans que rien ien décidé,
Encores qui cy ie présidé, le reviens à monsieur labbé De qui nostre esprit est gabbé Et comme iai plus de lumière • Q.ue vous deux en cette matière, Pour lavoir fort longtemps traicté.
Sans quil en ait rien profité,
Oyes de son mal lorigine Et quelle en est la medecine Trois symptômes presagieux Me font remarquer en ses yeux Que limportune diarrhée Dune pituite effaree Que respend la pia mater Tourmente le pauvre frater ;
Par un orageux précipice Quelle fait dessus lorificé De lestomach endommagé,
Et puis si tost qu’il a mangé,
Il se fait dans la cervelle Un grand cahos d’humeur nouvelle, Que par levaporation De la chilification.
Et qui donne dans les viscères A la nature trop daffaires Pour séparer le moux du dur Et le pur de limpur ;
Ainsy la puissance hematique Portant iusquau sept legumens Pour un bon sur des excrements :
Et de la vient sa maladie,
A laquelle quoy que Ion die,
Lart d’un affiné Médecin,
Pour donner bientôt quelque fin Il ne faut quser dune drogue,
Ou cholagogue ou melangogue,
La phantagogue est bonne encor;
Et le sirop du roy Sapor ;
On pourroit prendre lippomane.
Infusé dans l’eau de padanc.
Ou le bezouard du Pérou ;
De cela Ion en trouve prou ;
Pour nous le laict d’une sirene Est une drogue souveraine,
Ou bien a certains iours prefix Vivant de la chair du Phénix, Baignés vous dans leau de Canate, Cette eau divine et deslicate Qui rendit cent fois à lunon Son pucelage et son renom.
Mais sans chercher tant de fadaises.
Vous navez qua prendre vos aises.
Et durant deux mois seulement Vous priver de tout aliment.
Sans rien manger et sans rien boire.
Et la guérison est notoire.
De la nulle évaporation :
Et nulle indigestion.
Ainsi le ventre et la cervelle N’auront plus iamais de querelle, — A peine avoit-il achevé Quentre eux un murmure eslevé, Comme devant un grand orage Un petit flot bat le rivage.
Me lit craindre que les advis Des premiers estant mal suivis Une colere hippocratique Ne fit la quelque phrenetique.
Et pour obvier à cela.
Doucement i’y mist le hola.
Alors d’un maintien venerable.
Ils s’acheminent vers la table.
Ou prenant la plume à la main.
Le plus ieune lit lescriyain.
Laissant dessus un papier salle Le résultat de leur caballe.
En mots si rongnes et perdus,
Qun diable ne les eust pas lus.
Puis en faisant la reverence.
Chacun vers mon valet sadvance,
Dont recevant un bel escu Tous trois me tournèrent le eu.
Ainsi deslivré de ces fourbes Que reverent les simples tourbes,
De leurs sots discours iay tant ry Que len suis à demy g;uery ;
Mon teinct dheure en heure se chaime, e bois comme un autre et ie man^e^ le gouste desia les plaisirs ’
Que donnent dinnocens désirs;
Et si cela me continue ^ crois quil faudra quon me tue,
Du que pour me faire mourir On aille un Aledecin quérir.
Si vous pouviez faire de mesme \ous n’auriez plus la face blesme;
De beau teint charme de nos cœurs- Kepreudroit ses premières fleurs.
Vos yeux une nouvelle grâce •
V ous seriez plus vive e^ plus grasse, Due vous n’avés iamais esté Dans vostre parfaicte samé.
Et cest ainsi que prophétisé Sur le mal qui vous tyrannise,
Ear ses vœux et du fonds du cœur Vostre très humble serviteur.
MA'rTHIRU DE MONTRElilI
A UN MEDECIN OUI SE FIT PRÊTRE (l)
A voir comme vous vous servez.
Dans vos sermons, de vos lectures,
n) CVtait le cas Je Rabelais, dont le double titre de curé
Des passages des Ecritures,
Et de tout ce que vous savez,
J’adore la bonté divine,
Oui vous fit, à trente ans, quitter la medecine. Dont vous faisiez profession.
Si les préceptes d’Hippocrate Eussent reçu chez vous même application.
Tel, en vous écoutant, et s’ennuie et se gratte. Qui s’il eût en ce temps passé sous votre patte. Peut-être n’auroit pas aujourd’hui mal aux dents. Béni soit le saint jour que vous vous fîtes Prefe. Dieu, quand il vous donna le bon désir de 1 etre, ’ Sauva la vie à bien des gens.
BRNSERADE (1613-1691) (i)