‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 143 sur 219 · LES MÉDECINS · texte numérisé non relu

LES MÉDECINS

Le médecin Tant-pis alloit voir un malade Que visitoit aussi son confrère Tant-mieux,

Ce dernier esperoit, quoique son camarade Soutînt que le gisant iroit voir ses aïeux.

Tous deux s’étant trouvés différents pour la cure. Leur malade paya le tribut à nature,

Après qu’en ses conseils Tant-pis eut été cru.

Ils triomphoient encor sur cette liialadie.

L’un disoit : Il est mort; je l’a vois bien prévu.

S’il m’eût cru, disoit l’autre, il seroit plein de vie.

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