‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 189 sur 219 · Acte I, Scène l · texte numérisé non relu

Acte I, Scène l

LAZARILE.

On ramène souvent les gens au bon chemin ;

Et je vous en réponds, s’il n’est pas Médecin :

Mais s’il est tel, ma foi, l’attente est ridicule.

Je n’en connois pas un moins têtu que sa mule.

ELOMIRE

Ah ! je suis donc perdu, Lazarile.

LAZARILE.

Pourquoi?

(i) Par Le Boulanger de Chalussay. Voici l’analyse de cette comédie, résumée par Maurice Raynaud dans Les Médecins au temps de Molière : Elomire, anagramme de Molière, se croit malade, et, dans son désir de guérir, il est prêt à subir toutes les conditions qu’on voudra lui faire, et va de Médecins en Médecins demander sa guérison. Ceux-ci se donnent le mot pour abuser de sa crédulité ; ils l’obligent a. se déguiser en Turc pour obtenir une consultation, et lui jouent tous les tours imaginables ; ils sont du reste aussi ridicules, aussi empesés que possible ; ils se querellent à tout propos entre eux, en présence de leurs malades; ils corrompent le domestique d’Élomire, moyennant quoi, ils l’attirent à un divertissement, pendant lequel ils font prévenir un exempt qu’il se trouve là un assassin. L’exempt arrive ; Élomide vide ses poches pour se débarrasser des archers, et se sauve à toutes jambes. Après cette ignoble plaisanterie, les Médecins sont enchantés, et vont boire à leur vengeance satisfitite, en compagnie des archers avec l’argent d’Élomire.

EI.OMIKE,

C’en est un; qu’en dis-tu, ma femme?

ISADELLE.

... . Je le crois :

Mais pourquoi diantre aussi, vous mites-vous en tête De jouer ces gens-là?

ELOMIRE

. ^ Que veux-tu j’étois bête :

.Mais quoi! j’ai fait la faute, et je la aye bien...

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