Acte I, Scène l
LAZARILE.
On ramène souvent les gens au bon chemin ;
Et je vous en réponds, s’il n’est pas Médecin :
Mais s’il est tel, ma foi, l’attente est ridicule.
Je n’en connois pas un moins têtu que sa mule.
ELOMIRE
Ah ! je suis donc perdu, Lazarile.
LAZARILE.
Pourquoi?
(i) Par Le Boulanger de Chalussay. Voici l’analyse de cette comédie, résumée par Maurice Raynaud dans Les Médecins au temps de Molière : Elomire, anagramme de Molière, se croit malade, et, dans son désir de guérir, il est prêt à subir toutes les conditions qu’on voudra lui faire, et va de Médecins en Médecins demander sa guérison. Ceux-ci se donnent le mot pour abuser de sa crédulité ; ils l’obligent a. se déguiser en Turc pour obtenir une consultation, et lui jouent tous les tours imaginables ; ils sont du reste aussi ridicules, aussi empesés que possible ; ils se querellent à tout propos entre eux, en présence de leurs malades; ils corrompent le domestique d’Élomire, moyennant quoi, ils l’attirent à un divertissement, pendant lequel ils font prévenir un exempt qu’il se trouve là un assassin. L’exempt arrive ; Élomide vide ses poches pour se débarrasser des archers, et se sauve à toutes jambes. Après cette ignoble plaisanterie, les Médecins sont enchantés, et vont boire à leur vengeance satisfitite, en compagnie des archers avec l’argent d’Élomire.
EI.OMIKE,
C’en est un; qu’en dis-tu, ma femme?
ISADELLE.
... . Je le crois :
Mais pourquoi diantre aussi, vous mites-vous en tête De jouer ces gens-là?
ELOMIRE
. ^ Que veux-tu j’étois bête :
.Mais quoi! j’ai fait la faute, et je la aye bien...