‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 21 sur 219 · EMPÉDOCLE · texte numérisé non relu

EMPÉDOCLE

Le médecin Acron priait le Conseil dé lui assigner une place où il pût élever un monument

(i) La statue élevée à Musa, pour avoir guéri Auguste, fut brisée après la mort du neveu de l’empereur, dont on le rendit responsable; mais selon l’insinuation fort juste de Dion Cassius, cet esclave affranchi et ignorant, comme la plupart des médecins romains, fut, sans doute, aussi étranger à la mort de Marcellus qu’à la guérison de son oncle.

à son père, comme ayant surpassé tous les médecins en savoir, Empédocle empêcha qu on ne lui octroyât sa demande, tant par des raisons prises de l’égalité, que par le discours qu il lui tint ; « Quelle inscription voulez-vous, lui demanda-t-il, qu’on mette sur le monument ? sera-ce cette épitaphe : Acron, le plus éminent des médecins, fils d’un père éminent, est enseveli sur cette roche éminente, lieu le plus éminent de sa patrie éminente (i) ». D’autres traduisent ainsi le second vers : « Cet éminent tombeau contient une éminente tête. »

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