‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 51 sur 219 · C. Dubos · texte numérisé non relu

C. Dubos

Gros assassin, paveur de cimetière.

Tu veux, de médecin, te faire apothicaire :

Contre la pauvre humanité C’est être, à mon avis, diablement entêté.

A tes desseins tout est contraire, Pharmacopoles, magistrats...

Puisque ton but est de nous mettre en terre. Fais-toi bedeau, tu nous y conduiras.

Robin a quitté le débit De la doctrine d’Hippocrate.

Le voici paré d’un habit Où l’or brille sur l’écarlate.

Il fuit l’art qu’il a pratiqué.

Dont la fin n’est guères certaine ; Et ce médecin défroqué Va s’ériger en capitaine.

Ce n’est pas qu’il veuille ternir La vaillance de nos Alcides :

Mais c’est qu’il veut à l’avenir Ne faire plus tant d’homicides.

Maynard.

Liv. I, Ép. 48. — CONTRE DIAULUS

Nuper erat inedicus, nunc est vespillo Diaulus :

Quod vespillo facit, fecerat et medicus.

Diaulus était hier médecin ; il est fossoyeur aujour d’hui : ce n’est pas avoir changé de métier.

Imitations.

Roch, jadis médecin, met en terre les morts :

Ce qu’il fait aujourd’hui, Roch le faisait alors.

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