‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 52 sur 219 · J ON QU ET · texte numérisé non relu

J ON QU ET

Macroton, jadis médecin.

Ne trouvant désormais personne Assez fou pour vouloir d’un pareil assassin.

Et pressé d’ailleurs par la faim,

Abandonne, dit-on, un art qui l’abandonne. N’espérez pas pourtant échapper de sa main ;

Malade ou couché dans la bière,

11 y faudra passer d’une ou d’autre manière.

Pour conserver toujours quelques droits sur les corps Au défaut des vivants il veut servir les morts :

Le voilà devenu corbeau de cimetière.

lOI

Et, comme auparavant, l’effroi de son quartier; On le fuit, partout on l’abhorre.

Il enterrait les gens, il les enterre encore :

Il n’a pas changé de métier.

Ducerceau.

Paul, jadis médecin, fossoyeur aujourd’hui,

Veut toujours que les gens soit enterrés par lui. ’

Ch. Saint-Amand.

Paul, ce grand médecin, l’effroi de son quartier. Qui causa plus de maux que la peste et la guerre, Est curé maintenant, et met les gens en terre ;

Il n’a pas changé de ntétier.

Boileau.

Il était médecin naguère;

Aujourd’hui, nuitamment.

Il met le monde en terre :

Ce qu’il fit médecin, il le fait maintenant.

Bouriaud.

Liv. V, Ép. 9. — CONTRE LE MÉDECIN SYMMACHUS

Langueham : sed tu comitatus protinùs ad me Venisti centum, Symmache, discipuhs.

Centum me tetigere manus Aquilone gelatcc.

Non habui febrem, Symmache : nunc habeo.

J’étais indisposé ; tu vins aussitôt à mon secours, Symmachus, accompagné de cent de tes disciples. Cent mains glacées se promenèrent sur mon corps. Je

n’avais point alors de fièvre, Syramachus, aujourd’hui elle me brûle les veines.

Imitations.

J’étais étendu sur ma chaise,

Éprouvant un léger malaise;

Arrive le docteur Clément Que suit, en marchant à la file,

D’élèves tout un régiment.

11 faisait froid : la troupe auprès de moi défile. M’interrogeant l’artère avec un doigt zélé;

Je n’avais pas la fièvre, et maintenant je l’ai.

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