‹ Le mal social (volume 2)Chapitre 16 sur 29 · MAÇONN1SME ET CATHOLICISME I4I · texte numérisé non relu

MAÇONN1SME ET CATHOLICISME I4I

elle est l'effet de la volonté de Dieu, qui a créé l'homme à cette fin et non pour une autre. La société est donc de droit divin dans sa fin et dans son principe. Et cela étant, ses bases fondamentales, dont la première est l'autorité, sont également de droit divin. C'est ainsi que toute autorité légitime est de droit divin. Ceux qui se moquent du droit divin, supposent faussement que le catholicisme ne le reconnaît que comme l'auréole sacrée de la royauté. Il n'y a rien de plus faux. Pour l'Église, toute autorité légitime est de droit divin, que cette autorité soit royale, aristocratique, démocratique, ou mixte. Pour l'Église, celui qui commande légitimement, ne commande jamais ni en son nom ni au nom du peuple ; il commande toujours au nom de Dieu, qui seul peut autoriser un homme à commander à un autre homme son égal.

Il résulte de là, comme conséquence de cet enseignement divin, que celui qui commande, quel qu'il soit, n'est, dans cette prérogative du commandement, rien autre chose que le ministre ou le représentant de Dieu, « le ministre de Dieu pour le bien », comme dit saint Paul (i), et qu'il ne peut commander légitimement en suivant son humeur ou son caprice, mais en suivant les

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