‹ Le mal social (volume 2)Chapitre 25 sur 29 · LES TROIS MENSONGES · texte numérisé non relu

LES TROIS MENSONGES

i° L'enseignement laïque.

2° L'instruction n'est pas l'éducation.

3° L'École laïque n'attaque pas la Religion ; elle ne s'en occupe pas.

Trois mensonges solennels servent de base à toute cette innovation de l'enseignement laïque qui, en haine de la Religion et de la morale, prétend s'implanter dans notre pays. A l'aide de ces trois mensonges, on veut désorienter notre peuple, afin de l'empêcher de voir où le conduisent, par cette voie de perdition, ses faux régénérateurs.

Parlons du premier de ces mensonges.

Que veut-on dire avec ces paroles : enseignenement laïque, école laïque, professorat laïque, instruction laïque, et autres du même genre? Veuton désigner seulement l'enseignement donné par des maîtres séculiers, par opposition à celui que donnent les religieux ou les ecclésiastiques? On essaie de faire entendre au peuple inexpérimenté que tel est bien le sens de ces paroles. Je dis, au contraire, que c'est là le premier des trois mensonges capitaux sur lesquels est basé ce pré-

tendu laïcisme. C'est un mensonge, en effet, puisqu'on semble croire qu'il n'est question ici que de l'enseignement donné par des séculiers, par opposition à celui qui est donné par des religieux. On semble croire que l'Église tient en suspicion tout enseignement qui n'est pas donné par des religieux ou par des ecclésiastiques, voulant par là la représenter comme aspirant à un monopo^ qu'elle ne veut, ni ne doit, ni ne peut exercer. Non, lecteurs, ne vous laissez pas tromper. L'Église veut qu'il y ait des séculiers qui enseignent, et elle bénit ceux qui se consacrent à ce ministère de renseignement; elle a placé parmi les oeuvres de charité les plus recommandables, l'instruction des ignorants. Elle ne veut pas que les prêtres et les religieux soient seuls chargés d'instruire l'enfance; elle ne veut pas cela, elle ne peut pas le vouloir, elle n'en a fait l'objet d'aucune de ses lois, elle ne l'a prêché dans aucune de ses chaires, elle ne Ta écrit dans aucun de ses livres. L'Église est la principale avocate de la liberté de l'enseignement, mais de la liberté véritable. Elle exige seulement que l'enseignement se donne selon la vérité et non qu'il serve de saufconduit à toute sorte d'erreurs; elle veut que l'instruction se donne en vue de moraliser l'enfance, et non de la corrompre. Elle veut que l'enseignement ait pour but de faire de l'enfant un

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