CONCLUSION
Nous mettons fin à ce travail, dans lequel nous nous sommes attaché beaucoup plus à établir des principes et une doctrine qu'à descendre à des applications. Sans cela, nous aurions été interminable. Nous devions laisser quelque chose au travail individuel de chacun de nos lecteurs et à son bon sens naturel. Nous ne voulons pas cependant abandonner ce sujet sans faire une dernière observation.
Nous avons sous les yeux la famille typique, la famille modèle, la famille dont voulut être membre le Fils de Dieu, dont le Père éternel constitua chefs un homme et une femme, ayant le caractère et les prérogatives de la plus haute paternité, afin d'offrir ainsi, comme perpétuellement ouverte au monde, la plus belle école de sacerdoce domestique. Comme Marie et Joseph ont exercé ce sacerdoce envers le divin Enfant ! Comme ce même Fils de Dieu l'a respecté dans la personne de ces deux humbles créatures ! Comme la paternité chrétienne est une institution sublime, puisque le Fils unique du Père céleste a voulu s'y soumettre ! Qu'ils se contemplent dans ce tableau
ravissant tous les membres de la famille moderne, aujourd'hui si violemment agitée par la Révolution, et presque entièrement détruite; qu'ils s'y contemplent, qu'ils méditent, étudient et s'instruisent! S'il doit y avoir un remède contre l'affreux relâchement des liens domestiques qui nous ronge rapidement comme une lèpre épouvantable, c'est là qu'on doit le chercher; et c'est là qu'on le trouvera. Il ne devrait pas y avoir une famille chrétienne, à l'heure actuelle, qui ne considérât comme son devoir le plus rigoureux la dévotion à la Sainte Famille. Fasse le ciel qu'il en soit ainsi, et que nous obtenions la faveur d'avoir pu contribuer en quelque chose à ce résultat, à l'aide de ces modestes réflexions !