‹ Le malade par circonstanceChapitre 7 sur 15 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

LES MÊMES, JACQUES, dans le fond.

Pauvre jeune homme !

FERRIÈRE

Pourquoi le plaindre, Madame? son sort n'est-il pas Le Malade. 4

entre vos mains? et je suis convaincn d'avance que vou$ vous chargerez de l'adoucir.

Certainement, Monsieur, si cela est en mon pouvoir.

DUPERRIER

Ah! ça, docteur, qu'entendez-vous par-là?.. . Je ne vois pas trop comment ma fille. . .

FERRIÈRE

Vous devez sentir combien ma position est délicate. . r L'honneur , la reconnaissance , ma réputation , tout me fait une loi de gue'rir mon ami , de le sauver; et ce n'est qu'en renonçant à Madame que je puis y parvenir.

DUPERRIER

Qu'est-ce que j'entends?

JACQUES , à part.

11 paraît qu'il y a du nouveau. . . Ecoutons sans en avoir Tair,

DUPERRIER. Il passe au milieu.

Il y aurait bien un moyen d'arranger tout cela... un moyen excellent, et auquel je songe dans la minute. . . Car enfin vous ne vous convenez pas tous les deux. . . Vos caractères ne sont pas faits Pun pour l'autre.

M"^ DÉMAR

Oh ! pour cela , vous avez parfaitement raison.

DUPERRIER

Vous seriez peut-être malheureux ensemble. . . Réfle'cbis bien à cela, ma chère amie. M. Firmin Lefèvre est un jeune homme charmant qui aura une jolie fortune, et qui est malad-e d'amour pour toi, ce qui est toujours extrêmement flatteur. Quant au docteur, je le re'compenserai de sa noble conduite : il sera toujours mon gendre.

Que voulez-vous dire?

PERRIERE. .

Mais, en effet, je ne vous comprends plus.

JACQUES, à part.

Je comprends bien , moi ! ( // sort sans qu'on le voie. )

DUPERRIER

Oui, mon cher Perrière, puisque ma fille aînée ne peut être à vous. . .

x\iR de l'Ecole de village.

Pour embellir votre destin , Je, vous donne ma Natalie.

( A Madame Démar. )

Toi, ma chère, au jeune Firrain

Accorde ta main , je t'en prie.

Toutes deux , dans ces nœuds si doux ,

Vous serez heureuses, j'es^jère i

Enfin, par de tendres époux

Je me vois séparé de vous.

Ah ! qu'on est heureux d'être père î

PERRIÈRE

Certainement. . . je suis très-flattée. . . mais je ne crois pas que Mademoiselle Natalie consente. . , { A part. ) Cet horame-là a la passion des mariages !

Je suis au supplice!

DUPERRIER

Je ne me trompe pas ... je l'entends . . . c'est elle l . . » Si nous lui parlions sur-le-champ de notre projet?

FERRiÊRE , vivement.

Un moment , ne pre'cipitoas rien.

M'"^ DÉMAR, à part.

Sortons , je ne pourrais cacher mon trouble.

( Comme elle va pour sortir , Nalalie entre et la relient. )

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