‹ Le Malade Source de Contagion dans la Fièvre TyphoïdeChapitre 10 sur 30 · AA LE · texte numérisé non relu

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buvaient était certainement la même dont faisaient usage, dans le premier cas, tous les élèves du séminaire, ‘dans le second les autres pensionnaires de la maison où M. If... était malade, dans le troisième M. F..., ses enfants et sa domestique. Comment ne pas incriminer à encore l’influence directe du malade ? 11 ne faut pas oublier de plus, que dans tous ces cas, il ne régnait pas d’épidémie dans les lieux où s’est opérée celte transmission .

Nous empruntons à Murchison les observations suivantes ; rappelons que déjà cet auteur accuse l'eau potable dans la plupart des cas ; s'il ne l'incrimine pas ici, c'est qu’elle n’est réellement pas en cause. ,

Osservarion VIEIL. -— Il y a quelques années, deux jeunes gens se rencontrèrent à Londres. L'un, À..., venait de l’ilede Wight où il n'y avait pas de fièvre ; B... venait d'un lie dans lequel la fièvre sévissait ; il était malade au moment de la rencontre. Tous lés deux \allèrent à Édimbourg où B... eut une attaque bien caractérisée de fièvre typhoïde, Are vivait dans la même maison et soignait B.., : il fut aussi atteint de la maladie, quoique toutes les autres personnes de la maison y eussent échappé.

Signalons cette coïncidence au moins singulière si Pos se refuse à voir là un cas de contagion par le ne personne n'est atteint dans la maison que celui qui soigne le typhoïsant et 1ln°y a pas d'épidémie dans le pays.

Le D' Alison, de Baccarat, rapporte aussi de nombreux cas de contagion : nous ne retiendrons que ceux-ci :

Osservarron IX. — « Marie Guéry, 15 ans, prend la fièvre typhoïde le 1e septembre 1878, huit mois environ après la disparition de la maladie dans son village. Or cette enfant couchait dans la même chambre et dans le même lit qu'occupait avant sa mort la femme Gaillard, décédée huit mois auparavant à la suite de la dothiénentérie. Aucun ruisséau, aucune eau de boisson ne pouvait êtreaccusée de contenir des matières spécifiques ; aucune sortie dans le village ni dans les environs n'a été faite par cette

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9/1 > $ , pauvre petite qui, seule de tous ses frères et sœurs, restait à la maison sans sortir. | 3

Ogsenvarion X. — « La pétite Joséphine Deveneyÿ, 11 ans, de Vacqueville, est atteinte, au printemps de 1878, d’une fièvre typhoïde de moyenne intensité. Or, si l’on réfléchit que l'eau de consommation destinée à tous les membres de cette famille, étant puisée à une fontaine communale, soigneusement aménagée, est exempte de toute souillure, qu'enfin Joséphine couche avec sa sœur aînée qui fut gravement frappée de la maladie en 1876, dans une chambre aux murailles de laquelle sont suspendus des

vêtements dont beaucoup existaient déjà à cette époque et ont été impré”

gnés du contagium, on sera tenté d'admettre que l'habitation de la famille Deveneÿ et principalement les vêtements ont pu recéler et conserver les germes typhoïdiques. ;

Si, dans ces deux cas, lé malade ne peut être directement accu

sé, l'habitation, les vêtements et la literie qu'il a infectés sem-

blent avoir été les véhicules indiscutables du contage.

OsservarioN XI. — Adeline G..., 19 ans, habitant la maison voisine

de celle occupée par la famille Parnier dont la fille avait été gravement ,

atteinte le 10 juin 1857, prend la fièvre typhoïde dans ce milieu dans le mois de janvier 1878. Clémence Parnier tomba malade le 10 juin 1877, sa maladie resta isolée jusqu’au mois de janvier 1878, date de la maladie d'Adeline G.... Pour les deux familles, l’eau de consommation. puisée à une fontaine captée avec grand soin, ne pouvait être suspectée, le permanganate de potasse n’y fait du reste découvrir aucune impureté organique. D'autre part, tous les jours et à chaque instant, Adeline G... va dans la maison de la famille Parnier, et comme les déjections de cette dernière sont jetées sur un tas de fumier placé devant la maison et qui se trouve distant de quelques mètres seulement de la maison G..., onSpeut dire que les rapports de cette jeune fille avec les matières typhoïdiques provenant de la fille Parnier ont été incessants et directs. De plus, Adeline n'était pas sortie du village depuis plusieurs semaines, et elle n'avait eu aucune relation avec un autre milieu ou sujet contaminé.

Nous pouvons donc admettre que cette jeune fille a pris le germe de sa maladie dans le milieu développé dans.et autour de la maison Parnier.

L'observation suivante n'est pas moins intéressante :

OBsERvATION XI. —— La femme Briot, 32 ans, habitant Merviler, est alteinte de fièvre typhoïde le 15 février 1878. Une fontaine communale

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fournit la seule eau de boisson dont fasse usage la famille Briot ; cette eau est exempte de toute souillure. La maison Briot est, depuis un temps immémorial, indemne de toute atteinte typhique. Si, à ces faits, nous ajoutons que la femme Briot n’est pas sortie du village depuis 3 mois, qu’elle n'a reçu dans sa maison aucune personne ctadhes de fièvre typhoïde, qu'au contraire, elle allait et venait plusieurs fois par jour chez Martin, dont l habitation était proche, et dont le fils était revenu se faire soigner dans sa famille d’une dothiénentérie prise autre part, nous pourrons admettre que la femme Briot a dû prendre le germe de sa maladie dans le milieu contagieux développé par le jeune Mar Un qui avait importé sa maladie chez ses parents.

Cette Shea tion semble bien être un bel exemple de la conlagion par la fréquentation du malade et du milieu qui l'environne, atmosphère ou objets.

Le D' Ducourtioux a communiqué au D' Quinquaud le fait suivant :

OgservarioN XIII, — Un homme de 27 ans, de la commune de Naillot, demeurant à Paris, fut atteint dans cette dernière ville de fièvre typhoïde. Après huit jours de maladie, il revint chez lui. La maladie suivit son cours et à la fin d’août il était convalescent. Il n° y avait ni dans tout le village, ni dans toute la contrée, aucun autre cas. Sa jeune femme, 22 ans, fut atteinte dans les premiers jours de septembre d’une fièvre typhoïde grave.

Il n’y a guère d'objection à faire dans ce cas ; nous ne savons pas, ilest vrai, quelle eau buvait cette femme, mais 1l serait bien étonnant qu'elle seule eût bu de cette eau, pour qui connaît les habitudes de la campagne où plusieurs familles s'abreuvent à la même source : el alors pourquoi seule aurait-elle été atteinte ?

Dans le bulletin de la Société médicale d'Angers, nous rele- , Yons Ce Cas :

Osservariox XIV (résumée). — Au courant d'une épidémie d’origine nettement hydrique constatée parmi les élèves d'un. collège (à Beaupréau) on relève un cas de contagion directe. L'épidémie avait débuté du 4 au 10 janvier 189o et cessé brusquement après que la source fut fermée le 14

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