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janvier. = Or, vers le 8 février, une sœur de la lingerie qui a participé aux, soins de quatre sœurs malades a été prise d’une fièvre assez bénigne,
avec taches rosées apparues le 14 février. — Sachant quelles précautions.
antiseptiques ont été prises pendant la maladie des sœurs, ayant constaté par nous-méême tous les soins de propreté dont elles ont été entourées, pour le linge, les meubles, les appartements, ce cas léger est peut-être le seul qu'on puisse attribuer à une contagion vraie, par les voies respiratoires. RE TUN
Si l’on n’admet pas la contagion par les malades dans ce cas, il faudrait donc penser que l’incubation de la maladie a duré trois semaines de plus chez cette sœur que chez toutes les autres
personnes atteintes, ce qui paraît bien improbable. Ce cas nous
semble done des plus probants.
Terminons enfin ce long exposé par l'observation suivante :
Osservarion XV (Personnelle). — Une jeune flle de 21 ans, X..., dok: mestique, entre à l'hôpital Bichat le 1°* novembre 1899 pour une Er
typhoide qui a débuté le 27 octobre par des syncopes, de la courbature
générale et des vomissements.
La malade raconte’ qu'elle a soigné sa patronne qui a été malade depuis
le 15 août environ d’une fièvre muqueuse, et qui est aujourd'hui convalescente. Elle vidait les bassins, faisait le hit et veillait à tous les soins de propreté. Elle se lavait les mains soigneusement à chaque repas et ne mangeail jamais dans la chambre de la malade. D'autre part elle n'était pas sortie depuis longtemps déjà et ne se rappelle pas avoir pris de repas en dehors de chez ses maitres depuis aussi longtemps. Personne d'autre n'aété malade dans la maison habitée par ses patrons. Cette fièvre typhoïde a évolué normalement avec des symptômes pulmonaires assez accentués. La malade à guéri.
Voici un cas qui semble bien devoir être porté à l'actif de la contagion par le malade ou le miheu ambiant, Pourquoi, si l'eau devait être mise en cause, la domestique aurait-elle attendu deux mois de plus que sa patronne pour être infectée, et pourquoi personne d'autre n'a44l été atteint dans la maison, où l'on buvait la même eau, provenant, croyons-nous, de la distribution municipale ?
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