‹ Le Malade Source de Contagion dans la Fièvre TyphoïdeChapitre 18 sur 30 · LE ADI · texte numérisé non relu

LE ADI

peu de temps après les gardes-malades furent attentes. L'eau n'avait pas été changée, elle était toujours la même; on doit d'autant moins l’incriminer que la même distribution ,sert aussi à l'hôpital des varioleux, voisin de la section des fiévreux et que sur 7420 personnes qui passèrent dans ce service en neuf ans, aucune n'eut la dothiénentérie. Ce qui est particulièrement intéressant dans ce cas, c'est que le D: Collie était autrefois un adversaire de la contagiosité de la maladie.

À la suite d’une communication de M. le P° Debove à la Société médicale des hôpitaux, M. Gérin-Roze signale sur 382 observations de fièvre typhoïde, 15 cas intérieurs dont 7 infirmiers : deux à l'hôpital Tenon et à l'hôpital Bichat, sur 204 dothiénentéries, 13 à Lariboisière sur 178 malades. Comment expliquer, ajoute l’auteur, l’immunité presque absolue que nous avons rencontrée à l'hôpital Tenon et à l'hôpital Bichat, mise en regard de la fréquence de la contagion que nous avons observée à Lariboisière. D'une façon bien simple. À Tenon, comme à Bichat, les salles étaient suffisamment aérées, les malades n'étaient pas les uns sur les autres, les latrines étaient bien disposées, et le personnel assez nombreux. Aussi, n’ai-je eu que 2 fats de contagion sur 204 cas.

À Lariboisière, les conditions se sont montrées tout autres. Pour arriver à loger plus de malheureux, on à transformé en salle de malades trois pelites pièces qui, dans le plan de construchion, ne devaient servir que de dépendances ou de débarras. Pouraménager ces petites pièces, on y a plaqué, dans des niches trop étroites, une cuisine et des latrines puantes et incommodes. Puis, par surcroît d'imprévoyance, dans chacun de ces petits locaux à peine suffisants pour 10 malades, on place trois ou quatre mauvais lits de sangle, dits supplémentaires, mais en réalité toujours permanents. L'air, la literie, le matériel, le personnel même, tout est insuffisant. C’est un magnifique champ de développement pour la contagion, qui en profite. er

Les mêmes réflexions peuvent s'appliquer à la grande salle

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