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par M. Wall, médecin principal, il résulte que l’eau de consommation de ce régiment, la même que celle de la population civile, était irréprochable, que les latrines ne laissaient rien à désirer, et que le déplacement du sol était la seule circonstance éliologique à assigner à cette épidémie, qui d'ailleurs
disparut dès que la tranchée de la rue fut comblée et le sol
macadamisé.
. Durant les mois d'aoùt,septembre,octobreet novembre 1888, la fièvre typhoïde sévit épidémiquement sur la garnison de Clermont-Ferrand. Elle avait été précédée en juin et juillet par de nombreuses diarrhées qui paraissent en avoir constitué la phase initiale. L'enquête démontra que l’eau potable est restée
étrangère à sa genèse. D'une part, en effet, le bacille d'Eberth
n'a pu y être constaté, d'autre part l'épidémie a frappé exclusivement deux corps de la garnison sur quatre, bien que tous
fissent usage de la même eau de boisson, celle des fontaines de
la. ville, M. Vigenaud, qui a décrit l'épidémie, pénse que l'in-
fection a eu lieu par les poussières du sol depuis longtemps
fécalisé, et surtout du sol profondément remué dans les grands
travaux de terrassement exécutés pendant l'été. En effet, um fossé long de plus de 100 mètres et profond de 5 avait été
creusé en vue de l'établissement d’un égoul dans lavenue de
Lyon, au voisinage immédiat des deux casernes habitées par
les deux seuls corps éprouvés, le 0: d'arullerie et le 92° d'in-
fanterie.
A la fin des manœuvres de 1889, le 27° bataillon de chasseurs à pied étant venu occuper la nouvelle caserne de Menton, fut atteint tout aussitôt, au milieu d'un état de santé satisfaisant, et à la suite de pluies abondantes, d'une triple épidémie de fièvre typhoïde, de malaria et d'ictère, épidémie qui dura du 15 octobre 1889 au mois d'avril 1890. Le sol sur lequel s'élève la caserne venait d'être profondément remué : 10 000 mètres cubes de terre avaient été déplacés par les travaux de terrassement. L'explosion et l'évolution simultanées de ces trois
maladies, dont les deux dernières sont justement attribuées au sol, ne portent-elles pas témoignage en faveur de la communauté de leur foyer d'origine ? Il est du moins certain, d'après l'enquête rigoureuse de M. Franchet, médecin-maJor, que les facteurs pathogéniques ordinaires de la fièvre typhoïde, tels que la pollution de l'eau, l'encombrement, le surmenage, sont, dans l'espèce, restés étrangers à sa genèse, et que l'infection tellurique demeure en dernière analyse la seule cause à lui assigner.
Que devons-nous conclure de tous ces faits ? Il nous semble” bien prouvé que le sol souillé peut jouer à l'égard de la contagion de la maladie le même rôle que le malade Iui-même. La seule différence, c'est que son action, en raison de sa surface, sexerçant sur une grande quantité d'individus, la contagion est plus apparente, la dothiénentérie faisant de plus: grands
ravages.
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