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Ses conclusions sont les suivantes :
1° La fièvre typhoïde est contagieuse,
2° Pour que la contagion ait lieu, il faut :
A. Pour celui qui la donne, défaut de renouvellement de l'air qui l'entoure :
B. Pour celui qui la reçoit, séjour plus où moins prolongé auprès du malade, dans cet air non renouvelé.
Comme on le voit, pour tous ces auteurs, la propagation de la maladie se faisait de la manière qui nous occupe spécialement ici ; ils incriminaient surtout l'air entre autres modes de transmission. On ne soupçonnait pas encore l'eau de boisson et l’on comparait volontiers la contagion de la fièvre typhoïde à celle de la scarlatine ou de la variole, bien que pour celle-er, en particulier, -on affirmât sa plus grande virulence.
En 1856, W. Budd, dans le The Lancet, affirme que la contagion est la vérité fondamentale et maîtresse. de l'histoire de la fièvre typhoïde : il proclame que le virus typhique est éliminé par les selles des malades et que les fosses d’aisances, les fumiers et les cloaques constituent un milieu d’ensemencement et de conservation de ce virus. C’est lui le véritable précurseur des bactériologistes actuels. “ |
Griesinger, quoique moins exclusif, regarde également la contagion comme fréquemment démontrée par des preuves nombreuses et susceptibles & de satisfaire les exigences d’une saine critique ». Mais tous deux, ayant étudié avec soin la distribution des cas de dothiénentérie durant les épidémies, constataient déjà certaines relations entre la réparütion de la maladie et l'approvisionnement en eau des localités atteintes. Ils ne faisaient cependant de l’eau qu'un mode accessoire de contagion, conservant au malade le rôle principal.
Bien des médecins, se trouvant en présence de cas dont l'enchaînement est insaisissable, tout en admettant la possibilité de la contagion, croyaient aussi à l’origine spontanée de la maladie, sous l'influence de causes d’ailleurs obscures. Ge fut l’ori-
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gine de la théorie pythogénique dont Murchison fut le brillant déni (1858). Cette question étant hors des limites de notre sujet, nous ne nous attarderons pas à la développer 1c1. Bornons-nous à dire que, pour cet auteur, € la maladie peut naître indépendamment d'un cas antérieur, par la fermentation des
matières fécales et peut-être d'autres matières organiques. » IE:
serait oiseux d'ajouter que Murchison est absolument opposé à la contagion directe, par le voisinage ou le contact du malade : il se fonde pour cela sur ce qu'il a observé dans les hôpitaux où les cas intérieurs sont rares, et encore dans ce cas sont-ils dus à la pénétration dans l'eau de boisson de matières fécales ou ‘organiques en fermentation, ou à l’émanation de gaz PHEIUSS provenant de cette fermentation.
À côté de cette théorie, Pettenkofer (de Münich), imagina (1854-55) celle des oscillations de la nappe souterraine. & Je
ne sais, disait-1l, quelle est la cause de la maladie ; mais je erois
pouvoir la rattacher à la variation du niveau de la nappe des puits. Le rôle de ces variations est de permettre aux eaux souterraines d'humecter le sol et de se retirer en le laissant humide. C'est quand il est ainsi convenablement humecté qu'il devient dangereux. Trop de sécheresse du sol ou trop d'humidité nuisent à l'éclosion de la maladie... Les abaissements du niveau
sont surtout importants parce qu'ils laissent émerger des ma-
tières organiques incapables de fermenter tant qu'elles sont baignées par l’eau. »
Ces trois théories de à contagion, de la spontanéité et des oscillations de la nappe souterraine suffirent pendant une vingtaine d'années à expliquer tous les cas de fièvre typhoïde, lorsque les premiers travaux des bactériologues, les recherches sur la transmission du choléra amenèrent à penser que, toutes les maladies transmissibles étant de nature parasitaire, la fièvre
typhoïde était elle aussi le résultat de l'introduction dans l'éco-
nomie d’un miasme, d'un germe inconnu.
On ne s'en nt pas là et, par analogie avec ce qui se passe
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