LE MALAISE DU SIÈCLE
mêmes furent obligés de donner au peuple les consultations que Ton ne voulait plus demander aux prêtres. La Démocratie — qu'elle soit soumise à la sujétion d'une monarchie constitutionnelle, ou tenue, tant bien que mal, par les rênes flottantes d'une république parlementaire — ne peut pas vivre sans direction morale.
La foule, qui ne connaît point Fart des distinctions subtiles, n'est point apte à se contenter, comme les dilettantes, d'une vague religiosité littéraire.
La multitude qui ne comprend que les symboles, ne paraît pas, jusqu'ici, capable de s'élever à une religion exempte de catéchisme et de rites.
L'homme ne peut pas vivre de négations. Dès lors, où seront les soutiens de la société?
Il est nécessaire de substituer aux anciens étais de la société un support nouveau. Il faut inaugurer un pouvoir spirituel qui soit capable de s'imposer à nos sentiments, à nos pensées, à nos actes, sans exiger de notre intelligence une trop complète abdication. C'est à quoi s'employèrent (généreusement), tout le long du siècle, des hommes tels que Lamennais, Victor Cousin, Auguste Comte, Michelet, Quinet. Ils sont venus, les uns après les autres, essayer de ranimer la France par des cordiaux ou de l'apaiser par de« stupéfiants. Ils ont tous échoué,
Le récit de tous ces échecs et de toutes ce»
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ilei-on venues ± nieli'iie chuae -le tratEÛnie. Tant .in si-ienre. .le bonne volonté, «le raison. et d'éioi*.ueni'e, > te pennées .*n pur»* perte!
Par mit* reneontre. <>uasiment unanime. Les médecins te autre torieté mourante nat formule le même ilîiumnstù'. lia disent tous la mècie choie. Sans doute, ils ne peuvent pott faire autrement, rnmme le Pierrot .le Molière, «[ai dit « tonjnnri la même L'ho.ie parce que c'est toujours U même rh*M« ».
An commencement de U Restauration, en un femp 1 * que Victor Ilncn. alors royaliste, appelait * une époque de. stérilité littéraire et de mon»- Iruosilés politique*. «. on disait déjà qu'il fallait ■ refaire là me de la France ». Et la nécessité de relie « réfection » effrayait les uns, ranimait les aiilres.
1) y n ilïn*kjue ressemblance entre le désarroi mental où la France tomba lors de l'invasion de !-:1 l *l l.i détresse intellectuelle où notre pays tiïl'iiiiin , pendant les années qui suivirent la guerre de 1810,
IjH, Rayant*» restaurée et la République recomrnraeftlitfl dorant recour» aux mômes expériences, jjPCgqUB aux mimes formules.
Faisant KM nouvelle nation! Telle fut la devise îles Ikhhiik's liieti intentionnés qui, sous le nom ili< ■ liliérnnx », entreprirent d'installer le trône i Lnuil \VIII ou sommctd'une société rajeunie.