LE MINISTÈRE COMBES
lité et leur dignité : et on leur répond, en les traitant de c stagiaires i, que des maîtres, mis à Fessai dans des fonctions t provisoires », n'ont pas à réclamer les avantages de professeurs définitivement installés... Et plusieurs de ces c stagiaires > ont vingt ou trente ans de service! Nous en sommes là, que le progrès des idées libérales, Favènement au pouvoir du t véritable esprit républicain » nous sont signalés par une diminution des libertés, une restriction des droits que nous avait accordés un ministre dont l'autoritarisme indignalongtemps les purs démocrates ^
Tandis que M. Combes, se rappelant sans cloute le temps où il avait porté la soutane, jouait ainsi au Frayssinous, liberté pleine et entière était accordée aux fonctionnaires qui se chargeaient de soutenir en province la politique du ministère Bourgeois. Je pourrais citer un lycée du Centre où le professeur de philosophie est en même temps apôtre de radicalisme. Résultat : un habitant du pays vient de donner 200 000 fr. pour fonder, dans la ville, un établissement libre. Ailleurs, les chiffres de rentrée révèlent la défection d'un grand nombre de familles. « Que voulez-vous? disent les proviseurs en levant les bras au ciel, on nous a envoyé des professeurs socialistes! »
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que Télite du personnel enseignant ait songé à se défendre. J'ouvre encore le journal que je citais • tout à l'heure et je lis :
Les professeurs ont compris qu'en face des fantaisies budgétaires, des décisions arbitraires, des interventions