LE M AN G EU IV DE FER
EMMANUEL, bas h Blanche et avec prière.
Blanche, pourquoi rester là?
BLANCHE, avec fermeté.
Je le veux!
PHÉNIX, les yeux sur Diane.
Qu’esl-ce que je ferai d’elle?
DIANE, continuant.
Rien ne doit pourtant effrayer celle qu’un cloître attend ! M. de Kéral vous a dit...
OCTAVE
Tout! mais... . . '
EMMANUEL, qui parlait bas h l’officier de paix.
Pardon! (il so fait un grand silence.) Avant de transmettre au juge d’instruction... le... l’affaire, au nom de laquelle je vous réunis, j’ai voulu que cet homme (n montro Phénix.) fût reconnu par ceux d’entre vous qui, déjà, l’ont pu voir. Mais, jfe vous en conjure, ne témoignez qu’avec certitude. La justice respecte le doute. Au bout de vos déclarations il y a peut-être la mort d’un homme...
PHÉNIX, indifférent anx paroles d'Emmanuel et regardant toujonrs
Diane.
Faut-il la perdre avec moi ? ou tenler encore de me sauver avec elle.
Colette. (Mouvement de celle-ci.) Cet homme est-il celui que vous avez vu et entendu parler avant-hier soir sur la route d’Auteuil?...
COLETTE
Oui, monsieur, c’est lui, je le reconnais; et je l’affirme sur la vie de tous ceux que j’aime; sur mon honneur!
PHÉNIX
Ah! mademoiselle, l’affreux métier que vous faites là!
EMMANUEL
Léger?
LÉGER
Monsieur.
EMMANUEL
Regarde cet homme. Le reconnais-tu ?
LÉGER, tremblant.
Les yeux, monsieur, oh! les yeux!... je les reconnais, ces yeux-la!... mais le visage... non! Je crois pourtant bien que