PROLOGUE
LA MÉNAGÈRE, possant dcvanl la vieille dame. Je lui apporte son thé.
LA VIEILLE DAME
Vous pourriez peut-être lui dire que si elle voulait de moi, pour lui tenir un peu compagnie, je ne sortirai pas, ce soir.
LA MÉNAGÈRE
Bien, Madame. {Elle frappe. Jeannine tressaille, mais ne répond pas. La ménagère passe dans la chambre.) C'est le thé, madame Felse.
JEANNINE
Merci.
LA MÉNAGÈRE, posant le Ihé sur la lable. Vous n'avez besoin de rien ?
Non, non.
LA MÉNAGÈRE, donnanl la lumière.
Madame Dubreuil ne sort pas, ce soir. Si vous voulez qu'elle vous tienne un peu compagnie...
JEANNINE
Non. Je vais me coucher. Remerciez-la.
LA MÉNAGÈRE
Bonsoir, madame Felse. Dormez bien.
JEANNINE
Bonsoir.
{Elle s'allable ei se verse du Ihé. La mena-
g^çre ferme les rideaux el repasse dans la salle à manger.)
LA MÉNAGÈBE, à la Vieille dame.
Elle vous remercie, madame Dubreuil. P211e va se coucher.
LA VIEILLE DAMÇ
Vous voyez. On ne sait comment lui venir en aide.
LA MÉNAGÈRE, baS.
Vers dix heures... je redescendrai voir si ell.Ç dprt,
LA VIEILLE DAME, même jeu.
Oui, vous ferez bien.
{La ménagère sort. Luc a levé les yeux. Son regard se çroisç avec celui de la vieille dame.)
LUC
. Est-ce que cette dame est i^alade ?
LA VIEILLE DAME, louchanl son front.
Elle l'a été.
LUC se lève et s'approche de la vieille dame. Elle vit seule? Elle n'est pas mariée?
LA VIEILLE DAME
Son mari habite l'Algérie. Il paraît que c'est un vieillard.
(Dans la chambre, Jeannine, qui a achevé sa tasse de thé, se déshabille, passe un peignoir et défait ses cheveux qu'elle commence à brosser.)