‹ Le mangeur de rêvesChapitre 4 sur 56 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

LA MÉNAGÈRE, possant dcvanl la vieille dame. Je lui apporte son thé.

LA VIEILLE DAME

Vous pourriez peut-être lui dire que si elle voulait de moi, pour lui tenir un peu compagnie, je ne sortirai pas, ce soir.

LA MÉNAGÈRE

Bien, Madame. {Elle frappe. Jeannine tressaille, mais ne répond pas. La ménagère passe dans la chambre.) C'est le thé, madame Felse.

JEANNINE

Merci.

LA MÉNAGÈRE, posant le Ihé sur la lable. Vous n'avez besoin de rien ?

Non, non.

LA MÉNAGÈRE, donnanl la lumière.

Madame Dubreuil ne sort pas, ce soir. Si vous voulez qu'elle vous tienne un peu compagnie...

JEANNINE

Non. Je vais me coucher. Remerciez-la.

LA MÉNAGÈRE

Bonsoir, madame Felse. Dormez bien.

JEANNINE

Bonsoir.

{Elle s'allable ei se verse du Ihé. La mena-

g^çre ferme les rideaux el repasse dans la salle à manger.)

LA MÉNAGÈBE, à la Vieille dame.

Elle vous remercie, madame Dubreuil. P211e va se coucher.

LA VIEILLE DAMÇ

Vous voyez. On ne sait comment lui venir en aide.

LA MÉNAGÈRE, baS.

Vers dix heures... je redescendrai voir si ell.Ç dprt,

LA VIEILLE DAME, même jeu.

Oui, vous ferez bien.

{La ménagère sort. Luc a levé les yeux. Son regard se çroisç avec celui de la vieille dame.)

LUC

. Est-ce que cette dame est i^alade ?

LA VIEILLE DAME, louchanl son front.

Elle l'a été.

LUC se lève et s'approche de la vieille dame. Elle vit seule? Elle n'est pas mariée?

LA VIEILLE DAME

Son mari habite l'Algérie. Il paraît que c'est un vieillard.

(Dans la chambre, Jeannine, qui a achevé sa tasse de thé, se déshabille, passe un peignoir et défait ses cheveux qu'elle commence à brosser.)

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