Scène VIII
MANDINE, LAURENT.
Mandine {avec élan, a Laurent).
Oh ! Monsieur, ce serait donc vrai, Tout ce qu'il disait là Y
{A ces mots, Laurent, toujours tourné vers la porte, sort connue dun rêve, se lève en haussant les épaules.)
Laurent {d'un air de pitié).
Mais oui, enfant,
Puisque tout le monde ledit...
( "est un très savant homme, le Maniquet,
Un sorcier redoutable, chacun sait ça !
{Moitié plaisant, moitié sérieux
Ainsi, tiens, tu aurais la, au cœur, In pet il oiseau chanteur (Ça arrive a ton âge i,
Mais Vautre oiseau ne voudrait rien entendre : Le Maniquet t'arrangerait la ehose !
{Se partant a lui-même, en changeant subitement de ton.) Va\ lin de compte, il faut que cela cesse ! Assez longtemps j'ai toléré le bonhomme ! Cette t'ois, nous verrons quel sera le plus fort Et si l'on sait aussi ensorceler le juge !
(Avec tous les signes d'une violente indignation, il sort par la porte du tond, qiéil jette derrière lui . Mandine est demeurée sur place, perdue dans de profo7ides réflexions. Elle s'avance lentement vers la porte de gauche, la tète basse et se parlant à elle même à mi-voix .')
« Mettre l'amour au cœur, ou le reprendre...)) [Elle fait un geste de résolution énergique et sort vivement. — Rideau.)