GÈLE-T-IL PLUS QU'AILLEURS
Si l’on veut juger par comparaison, voyons ce qui se passe ailleurs. Nous ne sommes pas les seuls qui aient eu à souffrir des gelées durant les années 1883, 1884 et 1885.
Le numéro de septembre 1883 du Canada Monthly Weather Review dit :
‘© Des gelées très fortes sont venues dans Ontario durant les nuits du 9 et du 10 septembre."
Le Monthly Weather Review des Etats Unis, publié par le département de la guerre à Washington, rapporte que des gelées ont aussi affecté certains points des Etats suivants : Colorado, Connecticut, Dakota, Delaware, Illinois, Indiana, Iowa, Kentucky, Maine, Mary land, Massachusetts, Michigan, Minnesota, Missouri, Nébraska, New- Hampshire, NewJersey, New-York. Ohio, Pennsylvanie, Tennessee, Vermont, Virginie et le Wisconsin,
La même revue dit que du ler au 9 septembre, il s’est formé de la glace dans les endroits suivants : Wentworth, dans Ze comté de Lake, au sud-est du comté de Spink, dans le Dakota ; Wesco et Fort Madi son, dans l'Iowa ; Toledo, dans l’Ohio ; Woodstock, dans le Ver. mont ; Franklin, dans le Wisconsin,
Un bulletin publié par le département de l'Agriculture à Washington, sur l’état de la récolte en 1883 dit, après avoir parlé des dommages causés par les gelées en différents endroits des Etats Unis :
‘Il y a eu aussi des pertes graves dans le Minnesota et le Dakota.”
En 1884, nous trouvons, outre certains points du Dakota et du Minnesota, qui ont été affectés comme nous par la gelée, qu’au 25 août des gelées sérieuses ont endommagé les moissons dans les Etats de New-York, Maine, Mew Hampshire, Massachusetts, et généralement dans la Nouvelle-Angleterre,.
La gelée de 1885 a également affecté le Minnesota, l’Iowa, le Wis. consin et le Dakofa : dans ce dernier état, je citerai en particulier Preston, situé au Sud Est du comté de Spink.
C'est-à-dire que notre cas n'est pas isolé ; d’autres ont souffert en même temps que nous.
Et ceux qui me lisent savent bien que dans la Province de Québec même, presque chaque année, on a à déplorer les effets de la gelée en quelques lieux de la province. Il ne s’en suit pas que toute la province soit affectée ni qu’elle soit inhabitable, Or, nous ne sommes point dans de pires conditions.
Et en parlant des autres contrées, nous pourrions bien signaler les