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provinces. L'installation est parfois accompagnée de contrariétés, On part d’une ville en certains cas, ou d’une campagne bien peuplée, et l’on vient s’isoler ! Pour peu que l’on éprouve quelque contretemps, l'ennui s’enipare des cœurs, l’on en rendrait volontiers le pays responsable. Il n’en est rien pourtant. On le sait, aucun déménagement ne peut s'opérer sans peine, même ceux qi'i se font d’un côté à l’autre d’une rue, dans une ville,
Quand, pour améliorer sa situation, on a pris la grave détermination d'abandonner sa vieille paroisse, de dire adieu au vieux clocher du village, et à ses amis, on'a dû, par la pensée, se préparer à ces centretemps, et se raidir d'avance contre leur action énervante, et les âmes courageuses ne se laissent pas abattre au premier coup par des obstacles dont un peu de constance a bientôt raisor
Suuvent le choix d’un site désavantageux engendre des déboires qui mènent au découragement.
Pour éviter cet inconvénient, il est bon de se confier à quelque personne désintéressée dont l'expérience peut guider les démarches incertaines du colon et lui rendre d’éminents services.
1l est certain qu'avec ces précautions, de la résolution, de la persévérance dans le travail et dans la bonne conduite, le colon, dominé par l’idée d'un établissement permanent, finira par regarder “omme très légers tous ces inconvénients dont bien souvent peut-être auparavant, des gens intéressés à l’éloigner de sa patrie, lui auront fait une peinture propre à décourager moins brave et moins intelligent que lui.
Et lorsqu'au bout de quelques années, ce sol, fécondé de son travail, arrosé. de ses sueurs, lui aura donné l’aisance, l’aura mis en état de grouper autour de lui tous ses enfants dont le bonheur chatapêtre surpassera de beaucoup celui que goûteront jamais les familles con damnées à passer leur vie au sein d’une atmosphère industrielle, il bénira la Providence de lui avoir inspiré la généreuse pensée de n’avoir pas tourné le dos à son pays, à sa patrie dont le sol et les institutions peuvent à la fois satisfaire ses légitimes ambitions de fortune et combler les aspirations de sa foi religieuse et nationale.
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Ah, mais c'est si loin de Québec, dira-t-on encore ! Ainsi répond le Colonisateur Cuinadien à cette exclamation :
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en vont dans le Minne
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parer le Kansas ; les Français et les Delges qui AE "
sables pe ne vont-ils pas plus loin ou tout au moins aussi ft
s'établir parmi des étrangers ? Pour nous, nous croyons Rinemén) en
qu'un homme ne possédan ussi i t que f200 réussira dans le Manitoba mieuy
que partout ailleurs.”!