‹ Le Manoir de Villerai [microforme]Chapitre 12 sur 30 · ER · texte numérisé non relu

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LE MANOIR DE VILLERAI, AT blessés, Une balle partie du mousque soldat anglais traversa son br Son épaule, et soit à c:

de la perte de sang,

t d’un as, Se logea dans iuse de la douleur ou au bout de quelques instants, il chancela et tomba par terre. Quelques hommes de sa compe aussitôt et l’éloignôrent

Sur la route, ils re

gnie le relevèrent du lieu du combat, hcontrèrent le chevalier de Lévis: ses Veux tombèrent sur la figure pâle du jeune lieutenant. et une expression de peine profonde passa sur ses traits.

— Îl n’est pas mort ? demanda-t-il à ] hâte,

— Non, monsieur, répondit respectueusement l’un des hommes, il n’est qu'évanoui.

+ Tant mieux! Il en reviendra, e ajouta-t-il en s’éloignant r

ad

t alors, apidement, j'aurai soin qu’on se souvienne de lui comme il Je mérite,

Le lendemain, quand on fut certain de la retraite définitive du génér plus grande joie réona dan

al Abercromby, la s le camp français :

mais Gustave, en proie À la souffrance et rongé par la fièvre sur sa couche de douleur. ne put participer À cette gaieté universelle. De Lé-"< | milieu de tous le

S sujets impor-

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tants qui occupaient son temps et ses pensées, se souvint du brave jeune homme, dont la belle figure et le mâle courage l'avaient si vivement intéressé; et, aussitôt qu'il put trouver un moment de loisir, il demanda où était Ja tente de de Montarville, et il s’y rendit.

En entrant, il trouva le chirugien du régiment qui se tenait près du lit du blessé.

— Eh bien ! docteur, avez-vous bon espoir ?

demanda-t-il en examinant la physionomie animée mais défaite de Gustave.

— Oui, chevalier : mais la forte fièvre qui accompagne la blessure, me rend moins assuré que je ne le serais autrement. Dans tous les cas, il n'aura pas d'autre occasion de gagner des lauriers pendant cette campagne, car sa guérison sera longue et pénible. Oh !

s’il revient jamais, ce sera bien déjà suffisant ; car il est assez jeune pour perdre un an ou deux ; et de plus, j'aurai soin que la vaillance qui lui a coûté si cher, soit connue là où elle doit l’être. Pauvre enfant ! et il rangea doucement les cheveux épars qui, trempés par la sueur, Couvraient négligemment les tempes de Gustave.

— Ï1 y a un jeune cœur que je connais et

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qui as-

tous

ne, Oh ! ant ; 1 ou ance elle )JUCeir la n pes

is et

LE MANOIR DE VILLERAI. 179 que la mort de ce jeune homme aurait bien affligé, peut-être brisé.

— Ah! oui, reprit le chirurgien; dans Île paroxisme du délire, le nom de Rose était toujours sur ses lèvres,

— Rose! répéta avec une vive surprise le chevalier, car sa mémoire fidèle Jui disait bien que ce n’était pas 1à le prénom de Melle de Villerai. Bien, il est heureux pour lui, pensa-til intérieurement, que pendant sa maladie il ne soit pas veillé par sa belle. Assurément, l'héritière de Villerai est une meilleure prise que toutes les Roses du monde.

Après avoir instamment recommandé de Montarville aux soins particuliers du médein, il prit congé de lui, pensant intérieurement à l'étrange légèreté du cœur humain.

Des soins habiles et une constitution naturellement forte mirent bientôt Gustave hors de danger; mais pendant de longs mois bien ennuyeux, il resta aussi faible qu'un enfant, tandis que son bras en écharpe ne promettait guère de devenir bientôt utile. Le sort, toutefois, ne lui fut pas entièrement défavorable, et sa promotion au grade de capitaine, qu’il apprit quelque temps après, servit à compen-

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