‹ Le manuel des parents chrétiensChapitre 10 sur 78 · LES NOMS DE BAPTÊME · texte numérisé non relu

LES NOMS DE BAPTÊME

CPAS par l'Eglise catholique, que les baptisés puissent se proposer pour modèles, et avoir dans le ciel pour intercesseurs auprès de Dieu. Un prêtre ne pourrait souff#ir, sans manquer essentiellement à son devoir, qu'on imposât aux enfunts des noms de baptême profanes ou fabuleux, non plus que ceux qui, concourant avec le nom propre, ou entre eux, auraient une signification ridicule et contre la bienséance.”" (1)

Donner aux enfants des noms profanes est done visiblement agir contre les intentions et la volonté de l'Eglise, Les motifs de cette défense sont de nature à faire comprendre aux pères et aux mères qu'ils manquent de charité envers leurs enfants, en ne leur donnant point des noms de saints, puisqu'ils les privent ainsi de protecteurs spéciaux.

Laissez, pères et mères, à ceux qui ne croient pas au besoin d’avoir des intercesseurs auprès de Dieu, cet engouement pour des : oms dont on aurait 1utrefois rougi. Croyez-moi ; que votre } tit garçon ou votre petite fille porte le nom du saint ou de la sainte que porte son père ou sa mère, ou que portaient quelques-uns de leurs ancêtres, dont ils rappelleront par là le souvenir, la foi et les vertus.

Si, d'ailleurs, vous tenez à faire porter à vos enfants des noms qui n'ont été donnés à aucun autre paroissien, demandez à celui qui les baptise de vous en choisir un dans la liste des noms de saints qui se trouve au commencement du livre du baptême, et je suis certain que vous serez satisfaits.

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(1) L'abbé Guillois.

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De cette façon, votre enfant aura un protecteur et u ami dans le ciel, car vous dev savoir qu'il y a des besoit auxquels votre tendresse ne veut pourvoir. Vous aur soin de subvenir à tous ses besoins corporels, j'en su convaincu, Rien ne lui manquera sous ce rapport ; sera nourri, habillé et soigné avec l'attention la pl délicate. Mais qui pourvoira aux besoins de son âme Qui verra ses maladies auxquelles elle est beaucoup pl sujette que le corps 2 [n'y a que l'œil de Dieu € puisse voir ces infirmités que sa grâce seule peut guér Et cette grâce de Dieu, qui la demandera pour vo

enfant

teur et un les besoins ‘ous aurez , j'en suis apport ; il on la plus son âme ?

icoup plus . Dieu qui eut guérir.

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Le choix des parrains et des marraines

Que deviendra votre enfant s'il n'a auprès de Dieu

2 quelqu'un qui connaisse ses besoins, qui soit l'agent des É affaires de son âme ? Cet ami, ce protecteur, cet agent, 2; l'aura dans le saint patron dont il portera le nom.

ue les parents chrétiens pèsent mûrement ces autorités

Det ces motifs, et je suis persuadé qu'ils ne suivront jamais

un usage en opposition avec le sens catholique. Le choix d'un parrain et d'une marraine est d'une

Sextrême importance, c'est pourquoi les parents doivent 2 le faire avec beaucoup de soin.

Les parrains et les marraines sont des “autions que

Sl'Eglise exige, afin d'être sûre que ses enfants seront Délevés daus la foi catholiq, » et formés aux vertus chré- Atiennes. L'Eglise, par cette conduite, fait connaître aux Apères et aux mères l'intérêt qu'elle porte à cet enfant, si

cher à Dieu qu'elle ne se croit suffisamment rassurée que

si elle a une ou deux personnes tenues de l’instruire et

£ de veiller sur lui.

Vous ne devez donc choisir que des personnes ver-

tueuses et fidèles à remplir leurs devoirs religieux. ‘ L’'E-

Aulise a de tout temps admis des parrains et des marraines Apour présenter les enfants au baptème...

Ils professent

la foi pour eux, et promettent en leur nom qu'ils s quitteront fidèlement des obligations de leur baptême.”

“ Dès que l'enfant a grandi, qu'il est dans l’adolesce: le compère et la commère, c'est-à-dire le parrain e marraine, sont obligés d’avoir soin de lui, de lui apprer les principaux mystères de la foi et de former ses mœ lorsque les parents de l'enfant négligent de remplir devoirs. ”” (2)

Ce serait done, pères et mères, certainement tron l'Eglise et trahir vos enfants, de prendre pour parr et marraines des personnes inaptes à s'acquitter de 1 obligations. Vous vous garderiez bien de prêter somme, tant soit peu considérable, à un insolvable, ; des garanties suffisantes. Pourquoi ne pas avoir la m prudence quand il s'agit de vous faire remplacer au de vos enfants, si Dieu vous retirait de ce monde a: que leur éducation religieuse fut achevée ?

Vos curés ont donc le devoir de refuser les parr et les marraines qui n'ont pas les qualités requises. devoir leur est imposé par l'Eglise, qui possède le € de pourvoir au salut de ses enfants, en refusant les re sentants qu'elle juge indignes.

L'Eglise, en prescrivant aux parents de choisir parrains et des marraines de bonnes mœurs et fidèl s'acquitter de leurs devoirs religieux, enjoint aussi à derniers de ne se présenter au baptême qu'avec un nm tien modeste, une toilette conforme aux promesses q ont faites eux-mêmes, et qu'ils vont s'engager à observer à l'enfant dont ils sont les cautions. Les mé règles de modestie et de simplicité sont prescrites l'enfant que l’on présente au baptême.

(1) Rituel.

(2) Bellarmin

NS

qu'ils s'ac- IV ptême.” (1) ; ; 3 adolescence, = L'arniversaire du baptême

arrain et la 1 apprendre ses MŒUrS,

Comme © na xpnrécie une chose que si l’on en connaît le prix, tâck:: ; rose at mères, de graver profondément, dans l'esprit et le cœur de vos enfants, le souvenir du grand jour où Dieu les a admis au nombre de ses enfants et des héritiers du royaume du ciel. Rien n'est plus propre à atteindre ce but que d'inscrire soigneusement la date du baptême de vos enfants, et d'en faire, tous les ans, une fête religieuse et de famille. Vous pourriez, ce

remplir ces

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