‹ Le manuel des parents chrétiensChapitre 9 sur 78 · EMA · texte numérisé non relu

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trouve dans la nécessité de les baptiser à domicile, toute - personne, autant que possible, doit connaître les condi- <tions nécessaires à la validité du baptême.

Si, pendant ou après sa naissance, un enfant est dans un réel danger de mort, il doit être ondové immédiatement. [l'est défendu aux pères et aux mères d' ondoyer leurs

senfants, à moins qu'il n'y ait personne capable de le faire,

Lorsqu'un enfant a été ondoyvé à la maison, le père, ou la personne qui l'a baptisé, doit renseigner le curé sur la manière dont l'enfant a été baptisé.

S'il existe un doute raisonnalle sur la validité du premier baptême, que la certitude fasse défaut : où si l'enfant a été baptisé sur un pied, sur une jambe, sur une main où un bras, il doit être rebaptisé sous condition.

Lorsque le baptême a lieu à domicile, celui qui baptise peut employer l'eau naturelle chaude ou froide, pourvu qu'elle soit limpide et nette ; et l'enfant doit être présenté à l'Eglise, aussitôt que possible, afin que le prêtre puisse suppléer les cérémonies omises dans le baptême privé ou rebaptiser sous condition, s'il y a lieu.

Les conditions requises pour que le baptême soit valide sont les suivantes : il fauc que l'eau naturelle versée sur la tête de l'enfant touche la peau; soit versée par la personne qui prononce Îles paroles et, de plus, das le même temps ; il ne faut rien changer, au moins utiellement, aux paroies : ‘ Je te baptise au nom d 5 et du Fils et du Saint-Esprit.” Ainsi il ne suffirait pas de dire : Je te baptise au nom de Dieu, où au nom de la Sc'nte-Trinité, ou encore au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, sans dire : Je te baptise. Celui qui baptise doit avoir l'intention de faire ce que Notre- Seigneur a ordonné de faire.

Si donc l’eau ne touche pas la peau ; si on fait usage d'un autre liquide que l'eau naturelle ; si l’un verse l’eau pendant qu'un autre prononce las paroles ; si on ne fait pas les deux choses en même temps ; si on change substantiellement les paroles, et si l’on n'a pas l'intention de faire ce que fait l'Eglise, alor: le baptême est nul.

Un père de famille doit se faire un devoir d’accompagner à l'église ceux qu'il choisit pour tenir ses enfants sur des fonts baptisinaux, et ne s'en dispenser que pou

des raisons graves,

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baptise 8 Les noms de baptême :

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aptème 3 On ne peut trop regretter de voir des parents chrétiens L | .. # donner aux enfants qu'ils présentent au baptême des Ë À valide noms ridicules, païens, empruntés aux romans, et même rsee SUT le nom d’un ennemi de l'Eglise. C'est à peine, parfois,

par la 8 si y a un nom de saint sur les quatre ou cinq prénoms

ds le À Que trop de familles ont la manie de donner à leurs ; 0 Senfants.

L'origine de cette innovation est loin de la recommander. ‘ Quelque temps avant la Révolution française, dit

irait pas :

«l’auteur du ‘* Don Quichotte philosophe ”, toujours par

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Mlé n . , , . . .

1 Fils et suite de cet esprit d'irréflexion qui gagnait toutes les elui qui É classes, on avait substitué aux noms de nos héros les : Notre-

jus célèbres dans les fastes de la religion, que l’on donnait aux enfants au baptême, des noms bizarres ou romanesques, pris chez les héros païens, grecs ou romains, ou dans les romans du jour. Le nom surtout d’ “ Emile ”’, l'élève de Jean-Jacques, était très à la mode pour les

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nge sub- garçons. Aussi, lorsque la révolution commença, la mtention Sblupart de ces jeunes gens devenus hommes. marchèrent nul. sur les traces de leurs fameux patrons républicains, grecs CCOMPA- Sou romains. Cette manie gagna aussi le peuple imitateur enfants Se ses supérieurs ; on a vu des enfants de pauvres jour- ‘ue pour LS Cr 1 Sea as : after en a. FT 4 TANT MN FE RE Duitis, UCS paysans QUIL ia fille 5 äppéiuit Agiäc;,

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32 LE MANUEL DES PARENTS CHRÉTIENS Chloris * et * Chloé”, et le garçon * César ” ou pion ‘, ete.

Les parents chrétiens doivent éviter un usage en de de la pratique des siècles de foi, et avoir le bon espr douner à leurs enfants des noms de saints ou de | heureux, afin de leur présenter des modèles à imite de leur assurer des protecteurs auprès de Dieu. obéiront ainsi aux enseignements de la religion, cor l'attestent les autorités que je vais citer.

* L'Eglise défendant aux pasteurs de laisser donner enfants des noms profanes ou ridicules, comme : d'Apollon, de Diane, et désirant qu'on leur donne noms de saints ou de saintes, selon le sexe, poui engager à imiter leurs vertus, et les porter à dema leur protection auprès de Dieu : ils auront soir de exécuter là-dessns son intention. ... Nous leur défen de permettre que les parrains où marraines en don plusieurs à l'enfant qu'ils présentent, et voulons €

n'en puissent donner que deux au plus !” (1)

Saint Charles Borromée prescrit la même chose : * le curé ait soin qu'on ne donne point «ux :nfants sentés au baptême, des noms ou honteux, ou ridic ou païens, non plus que les noms de personnages do mémoire est souillée d'impiété ou de libertinage ; seulement les noms de ceux qui, par leur piété, vertus et l'observation fidèle des saintes règles d religion, ont mérité d'être inscrits au livre des élus. ‘* [lest donc inutile d'ajouter qu'on ne doit donne enfants que des noms de saints et de sai. ces reco

(1) Rituel.

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