FAIRE APPRENDRE LE CATÉCHISME AUX ENFANTS
que le curé les trouve assez instruits, ils feront leur Première Communion, mais à un âge où ils sont déjà esclaves de mauvaises habitudes. Maintenant que nos paroisses sont toutes pourvues d'écoles, la plupart des enfants devraient au moins savoir la lettre du catéchisme à dix ans. (1)
Comme ce que je viens de dire intéresse grandement le salut éternel de vos enfants, je vais en formuler les principules conséquences.
Première conséquence.— Un enfant qui fait sa Première communion à l’âge de dix ans, acquerra par son union avec Jésus-Christ, une force toute-puissante pour résister aux mauvais penchants à la veille de se développer.
Seconde conséquence.— Etant très jeune, il y a lieu d’'espérer qu'il est encore pur, et qu'il fera cette grande action d'une manière plus agréable à Dieu et plus avantageuse pour lui-même.
Troisième conséquence.—Jésus-Christ prenant possession de son cœur avant que les passions s'en emparent, si le démon veut aussi y entrer, cet enfant pourra répondre comme sainte Agnès au tyran : € Celni qui le premier, a pris possession de mon cœur, le possèdera toujours. »
Quatrième conséquence. —Les enfants qui n’ont pas commencé l'étude du catéchisme de bonne heure, l'apprendront moins fecilement plus tard, et les parents les prépareront plus difficilement.
Cinquième conséquence.—N'ayant pas été instruits, dés le premier âge, ces vérités de la religion se graveront moins dans leur esprit.
(1) Dans les écoles où est en usage notre ‘ Code catholique”, recommandé par l'archevêque de Québec, les enfants possèdent déjà les
pr incinales explic loreau’ils ge présenter nt au satéchisme de la
Première Communion. se G.
Sixième conséquence, —Les enfants, privés ainsi des avantages de la sainte communion, succomberont plus souvent aux tentations, et contracteront peut-être l'habi tude du péché mortel.
Septième conséquence, Supposé même qu'on parvienne à préparer convenablement ces enfants, il est fort à craindre qu'ils retombent dans des mauvaises habitudes contractées avant leur Première communion, comme le
prouve l'expérience,
uinsi des
ont plus re l'habi
‘on parl'est fort abitudes
omime le
Préparation à la Première Communion
La Première communion est l'un des actes les plus importants de la vie, et qn:, sénéralement, a une influence décisive sur l'avenir de l'enfant, Si elle est faite a les dispositions requises, il a grande chance de per. dans la bonne voie ; si, au contraire, il fait une Première communion sacrilège, que deviendra ce petit malheureux, plus coupable qu'auparavant, puisqu'il a trahi Jésus, omme Judas ? Si encore il avait eu le courage de réparer immédiatement cette première communion sacrilège ! Mais n'est-il pas à craindre qu'il continue ses profanations, quil s'endurcisse et tombe dans l’impénitence, comme l'insinue l'exemple suivant.
L'avant-dernière année de mon séjour en Amérique, dit un ancien missionnaire, un de mes confrères fut appelé pres d'un malade. Cet homme, sur le déclin de l’âge, vivait, comme bien d'autres, dans l'indifférence relisieuse. On l'avait toujours vu sombre, bien qu'il ne fût pas d’un caractère mélancolique. Kien ne lui manquait sous le rapport de la fortune ; il possédait une riche plantation, de nombreux esclaves, une excellente famille ; cependant il était malheureux. Impossible de le voir deux fois sans constater le fait.
Cet homme étant tombé malade, on s’empressa de mander le missionnaire, qui s’entretint longtemps avec lui, sortit un instant, et revint bientôt pour le communier.
À ja vue de son Dieu, le malade s’écrie tout à coup: Voilà mon juge! Le missionnaire cherche en vain à je rassurer. J'ai péché, continue le malade, j'ai livré le sang du Juste. La première fois de ma vie, j'ai communié indignement ! À ces mots, il s'enfonce dans son lit, en proie à d’horribles convulsions. Le prêtre veut lui parler, mais il est mort ! mort en désespéré !
Votre enfant qui fréquente le catéchisme préparatoire à la Première communion peut tomber dans un semblable malheur. Cependant, n'êtes-vous pas de ces parents qui se croient seulement tenus d'envoyer leurs enfants aux instructions, et qui pensent faussement que leur préparation à la Première communion est l’affaire des curés seuls ? Non, ce n'est pas l'affaire des curés seuls! Ils ont absolument besoin de votre coopération, sans laquelle ils ne réussiront jamais qu'à demi.
La préparation nécessaire pour faire une bonne Première communion, ne consiste pas seulement à bien posséder le catéchisme ; mais à bien prier et à purifier sa conscience. Or, les enfants sont généralement légers, dissipés, irréfléchis. Par conséquent, leur préparation sera nécessairement défectueuse si les parents ne secondent pas le curé, ne rappellent ‘ous les jours à leurs enfants qu'il leur faut prier beaucoup», s'occuper de corriger leurs défauts, et se montrer exemplaires en tout.
Appliquez-vous donc, pères et mères, à prévenir vos enfants du malheur d'une mauvaise Première communion, en leur aidant à se bien préparer. Commencez dès l'année où ils sont admis comme préparants. Informez-vous comment ils se comportent durant le trajet. Demandez à votre curé s'ils sont attentifs pendant les catéchismes,
ressa de ips avec amunier.
à coup:
rain à je : le sang mmunié n lit, en i parler,
aratoire mblable ents qui nts aux prépara- :s seuls ?
nt absole ils ne
’remière céder le science.
irréfléessairele curé, eur faut ts, et se
nir vos nunion, lès l'anez-vous mandez hismes,