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PRÉPARATION A LA PREMIÈRE COMMUNION

s'ils montrent de la piété. Interrogez-les vous-mêmes pour constater jusqu’à quel point ils retiennent les explications, et pour rendre plus clair ce qu’ils n'ont pas bien saisi. Répétez-leur souvent que le Fils de Dieu, mort sur une croix, qui viendra juger l'univers à la fin du monde, va habiter en eux. Pour les encourager à se défaire de leurs mauvaises habitudes, rappelez-leur que le Dieu auquel leur âme va s'unir, est si pur et si saint qu'il a trouvé des taches même chez ses anges. Veillez sur leurs relations avec les autres enfants. Que la famille, chaque soir, prie Dieu de leur aider à se bien préparer. Que chaque personne s’observe encore plus qu'à l'ordinaire, afin de ne rien faire ou dire qui puisse les scandaliser.

Si votre curé juge votre enfant capable de faire sa Première communion, tout en vous réjouissant, redoublez de sollicitude pour lui aider à acquérir les dispositions requises. Que le chapelet dit en famille, pendant !# petite retraite préparatoire, soit à cette intention, et entretenezle, autant que possible, de l’importante action qu'il est sur le point de faire.

Vous surtout, qui êtes sa mère, conversez privément avec lui ; encouragez-le à confesser sans fausse honte tous ses péchés, en particulier, les fautes contre la modestie ; aidez-lui à faire son examen de conscience, en l’assurant que Dieu peut et veut lui pardonner, et que ses péchés, quels qu’ils soient, n’empêcheront point son confesseur de lui faire faire sa Première communion. Puis confiez votre enfant au Sacré-Cœur et à la sainte Vierge. Si vous demeurez près de l’église, je vous conseille d'assister à la sainte messe, chaque jour de la retraite. Enfin, oubliez tout le reste, pour ainsi dire, et occupez-vous uniquement de votre enfant.

Le jour de la première communion de votre enfant

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arrivé, habillez-le convenablement mais sans vanité, lui répétant que la piété et la pureté du cœur plaisent à Dieu infiniment plus que les riches habits. Veillez à ce qu'il n'avale rien qui l'empêche de communier, conduisez-le à l’église avec toute la famille, s’il est possible. Le jour de la Première communion des enfants étant une fête, la plus belle, la plus touchante et la plus instructive peutêtre, pour une paroisse, toutes les familles devraient y être représentées.

La messe commencée, priez Dieu, de tout votre cœur, de pardonner à votre enfant, de lui faire aimer Celui qui a tant aimé les hommes. Au moment de la communion, donnez de nouveau votre enfant à Dieu : «(O mon Dieu, prenez possession de cet enfant que vous m’aviez confié ; qu'il soit à vous, oui. toujours à vous, aujourd’hui, pendant sa vie, à sa mort, pendant l’éternité ! »

Profitez du temps qui suit la communion pour remercier Dieu de la grâce qu'il vient d'accorder à votre enfant, en le rendant participant de la nature divine. Ecoutez attentivement les dernières recommandations de votre pasteur, surtout celles qu'il vous adressera en vous remettant votre enfant, et ne manquez pas de le remercier du travail qu'il s’est imposé pour l’instruire et le disposer à sa Première communion,

Veillez à ce que votre enfant ne se dissipe pas pendant cette inoubliable journée, et remettez à plus tard les visites aux parents et aux amis. Retournez à l’église, dans l’après-midi, pour remercier Dieu de l’insigne faveur que votre enfant a reçue le matin.

Enregistrez ensuite la date de sa Première communion, comme celle de son baptême. Ne manquez jamais delui en rappeler le souvenir, à chaque anniversaire, et de l’engager à'communier ce jour-là. Puis, si vous voulez assurer sa persévérance, habituez-le à la communior fréquente.

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Influence de l'exemple sur les enfants

Pour comprendre, pères et mères, la somme d'influence que vous exercez sur vos enfants, il vous faut avoir une idée nette de leur dépendance, de leur âge, et de .eurs sentiments à votre égard.

Votre enfant, en venant au monde, porte en lui les germes de penchants bons et mauvais, qu'il est prédisposé à suivre indifféremment, selon la direction que vous lui donnerez. Il esi dans la position d'un voyageur auquel on donne un guide qu’on lui recommande d'écouter et de suivre fidèlement.

Ce n'est pas assez dire. Ce voyageur n’est qu’un enfant, ignorant la route à suivre, inhabile à distinguer ce qui est un poison de ce qui ne l'est pas. Incapable de se conduire seul et de pourvoir à ses besoins, il se confiera certainement à son guide, se nourrira des mêmes aliments, et l’imitera aveuglement. De plus, ce voyageur ne sachant pas encore parler, n'ayant aucune idée des choses de ce monde, il apprendra indubitablement la langue de son guide; il en épousera les idées vraies ou fausses, partagera les mêmes affections, suivra la même voie, et se façonnera à son image.

Appliquez maintenant cette comparaison à votre enfant. Le voici en ce monde pour accomplir le périlleux voyage de cette vie mortelle à une vie éternelle. Mais, sur cette terre où il va passer quelques années, il y a deux chemins dont l'un aboutit au ciel et l'autre à l'enfer. I ne conn aît ni l'un ni l’autre; il ne sait même pas s'il y a un autre monde. Il ignore le bien et le mal, la vertu et le vice. Il ne sait ni parler, ni raisonner. Prendra-t-il le chemin du ciel ou celui de l’enfer? Ne vous semble-t-il pas l'entendre s’écrier comme le prophète David : « Seigneur, montrez-moi le chemin dans lequel je dois marcher. » (1)

Supposons qu'un enfant, après avoir été baptisé, fût éclairé d'une lumière surnaturelle et pût parler ; ne tiendrait-il pas à son père et à sa mère le langage suivant : «Le ministre de Dieu vient de sanctifier ce corps que j'ai reçu. Îl a mis le sel de la sagesse sur ma langue: ma poitrine et mes épaules ont été sanctifiées par des onctions d'huile sainte ; ma tête est devenue vénérable, ayant été marquée d'un signe de royauté ; on a versé de l’eau mystérieuse sur mon front ; le prêtre m'a mis un cierge allumé dans la main, en me disant de m'éclairer toujours au flambeau de la vraie foi ; enfin il a couvert mon corps d'un habit blanc, en m'adressant ces paroles : «recevez cet habit blanc, et portez-le sans tache au tribunal de Jésus-Christ.» Dès que j'ai été baptisé, Dieu a mis un ange auprès de moi, et voilà que ceux que vous m'aviez donnés pour représentants viennent me remettre entre Vos mains, pour que vou. serviez de guides et de gardiens à ma faiblesse et à mon inexpérience.

(Bientôt ces petits membres, que vous apercevez, vont s'étendre, grandir et se fortifier: ma raison, enveloppée

(1) Ps. CXLII, 2.

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INFLUENCE DE L’EXEMPLE SUR LES ENFANTS 149 de ténèbres, va se faire jour à travers le nuage qui l’obscurcit ; ma langue va bientôt se délier comme celle du muet de l'Evangile ; mes yeux vont s'ouvrir pour distinguer et connaître les choses qui se présenteront à ma vue; je vais devenir grand, fort et intelligent comme vous. Mais, en grandissant, des penchants déréglés, dont je porte en moi le germe funeste, vont apparaître dans mon cœur et chercher à me dégrader de la sainteté que vient de me conférer le saint prêtre de Jésus-Christ. Ce corps, devenu saint par mon baptême, serait profané, sices penchants me dominaient. Je suis confié à votre varde ; je vais vivre avec vous, grandir, me développer SOUS VOS yeux.

(O mon père et ma mère ! vous que j'aperçois si joyeux de ma venue en ce monde et de la pensée que je suis votre enfant! Vous, mon père, qui allez tant travailler pour me procurer la nourriture et le vêtement, jusqu'au temps où je serai capable d'y pourvoir moi-même ! Vous surtout, ma mère, qui avez tant souffert et qui devez encore tant souffrir pour moi! Vous qui allez constamment veiller à mes côtés et compatir à toutes les douleurs qui vont m'assiéger dans cette vallée de larmes! Vous, qui allez me faire marcher le premier pas, me faire prono.cer la première parole, et sourire si joyeuse la première lois que ma langue déliée articulera votre nom vénéré ! Vous donc, mon père et ma mère, vous dont les noms seront toujours unis dans ma pensée et souvent prononcés par ma bouche, écoutez ma prière! Au nom de toute la tendresse que vous me portez, ayez pitié de ma faiblesse, de mon ignorance et de mon inexpérience. Prenez soin de veiller sur moi et de diriger mes pas, mes pensées, mes actions, mes paroles dans le chemin de la vertu.

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discerner les objets ; dites-moi de regarder le ciel, comme l’admirable mère des Machabées le disait à son fils. Oh! surtout ne me laissez pas dominer par mes penchants déréglés ! Corrigez-moi, reprenez-moi, retenez-moi. Vous le savez, je suis incapable de les vaincre seul, ces inclinations malheureuses. Si vous n’aidez ma faiblesse, elles m'égareront, et je serai comme le vaisseau qui a perdu son gouvernail, qui n’a plus de pilote pour diriger sa course sur le vaste océan des mers, et que la tempête pousse sur un écueil où il s’entr'’ouvre et disparaît dans l’abîme. Oh! de grâce, ne faites rien, ne dites rien en ma présence, qui favorise cette nature dépravée qui fait le fond de mon être, et qui soit de nature à favoriser sa pente vers le mal. Pouvez-vous ignorer quel empire vous donnent sur moi votre autorité, votre âge, le respect que je vous dois, le besoin que j'ai de vous, la dépendance dans laquelle Dieu m'a mis à votre égard, en me faisant devenir votre enfant ? Vousêtes mes guides, je dois vous écouter et vous suivre. Je parlerai donc comme vous me ferez parler : je ferai ce que je vous verrai faire ; j'irai où vous me conduirez ; mes oreilles seront ouvertes à toutes vos paroles, mes yeux à toutes vos actions ; (votre Dieu sera donc mon Dieu et votre peuple sera mon peuple », (1) votre manière d'agir deviendra la mienne. Si votre conduite ou vos discours sont de nature à scandaliser ma faiblesse, alors m'aimerez-vous véritablement ? Ne me pousserez-vous pas plutôt vers l’abîme éternel, comme le courant entraîne la barque du pêcheur sur le rocher ? «Je le sais, ce corps doit rester sans sentiment par le départ de sa compagne ; il doit aller dormir dans la terre d'où il a été tiré. Mais il doit se réveiller à la voix du

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