INFLUENCE DE L'EXEMPLE SUR LES ENFANTS
vous vous liguez avec elles contre moi ? Alors ne devenezvous pas mes ennemis et ceux de mon Père et de mon Dieu ? Liés avec le démon, le monde et mon corps, trois contre moi! ne suis-je pas immanquablement perdue ? Qui alors répondra de ma perte ? Oh! craignez. craignez le courroux de Celui dont j'ai coûté le sang, les ignominies, la mort infâme sur un gibet ! Je serai vengée, et c'est sur ceux qui m'auront perdue qu'il déchargera tout le poids de sa redoutable colère. Encore une fois, craignez, craignez! Il ya un enfer où vous viendrez avec moi ! Là, je vous maudirai! .. Là, les doux noms de père et de mère, que je vous donne ici-bas, seront remplacés par l’horrible nom de bourreaux, qu'avec une voix plus effrayante que celle des grands tonnerres, je ferai éternellement retentir à vos oreilles ! Là, avec des cris capables de fendre les rochers, je vous demanderai ma couronne... mon trône... mon Dieu... mon Eternité... le prix du sang que j'ai coûté !...»
O pères et mères, vous que $. Paul avertit de veiller sur vos enfants (cemme devant rendre compte de leurs âmes, » (1) n'oubliez jamais l'influence presque toute puissante de vos discours et de vos exemples surtout, sur leur imagination, sur leur cœur et leur volonté.
Il y a deux manières d’instruire, dit un écrivain ecclésiastique : (la première est d'annoncer les maximæs de l'Evangile ; la seconde est de les pratiquer avec fidélité. L'instruction éclaire l'esprit,» «mais l'exemple entraîne la volonté, »
(Ceux qui donnent de ma s exemples à leurs en-
fants, n’en sont pas tant Îles pères que les meurtriers. » (2)
(1) Hebr., XIII, 17.
(2) S. Bernard.
«Si les pères et les mères veulent persuader à leurs en fants le bien qu'ils doivent pratiquer, il faut qu'ils ies instruisent plus par leurs exemples que parleurs discour
Les paroles lo:chent, les leçons instruisent, les ch ments effraient, : ioute le même auteur, maislesexemp entraînent. Car L'exemple est un langage muet, mais qu persuade san: qu or v pense, et qui pénètre l'âme, comme la pluie pénèt.e la terre, comme la lumière dr soleil pénètre les yeu
D'ailleurs, n'est pas vrai que la coutume, usags l'exemple, et non la raison et ia vérité, servent «te rès de conduite à la plupart des hommes ? On agit, on parle. on pense, on juge et on s'habille comme les autres, sans se demander si c’est bien où taal, raisonnable où déraisonnable. Or, si l’exempl ine telle infllience sur les personnes âgées, combien en aura-t-l da-antage sur des
enfants incapables de se conduire seuls, doués d'une dis positi n étonnante à remarquer et à :miter ce qu'il voie: faire aux autres
\ :s êtes, pour ainsi dire, res, et inères, les seuls mo les visibles pour eux. De plus, le respect que la reli ion leur commande envers vous; la rainte que leur
inspire votre autorité ; la reconnaissance, l’amour, le besoin incessant qu'ils ont de vous : tout vous don: immense empire sur leur 5; tout les porte modeler sur vous. Votre con e revêt « qu
sorte, pour vos enfants l'autorité d'une loi, d'autant pl impérieuse qu'elle est comme vivante et en operal
continue sous leurs yeux Les exemp'+s des parents tèrent à leurs enfants ce que saint P: :! disa:t à ses di ples : « Conduisez-vous comme je me nduis mx
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(1) Montargon.
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