‹ Le manuel des parents chrétiensChapitre 48 sur 78 · LES VEILLÉES ET LES AMUSEMENTS DANGEREUX · texte numérisé non relu

LES VEILLÉES ET LES AMUSEMENTS DANGEREUX

scrupule de tenir une foule de propos équivoques; vien" nent ensuite les chansons plus ou moins obscènes: puis les rondes accompagnées de mille libertés bien propres à amollir le cœur et à l'enflammer. Ordinairement aussi on se permet, dans les veillées, ce qu'on a coutume d'appeler des jeux de société; les pénitences qu'il faut faire pour retirer les gages consistent, pour la plupart, dans certaines familiarités plus où moins grandes: de sorte que, généralement parlant, il y a du danger à aller aux veillées: et on ne saurait dire combien de pe

rsonnes, Auparavant vertueuses et sages

*ont trouvé leur perte par ont entendus, et les maunt faites. Il est immense le nombre de ceux qui ont perdu l'innocence, , ur avoir pris part à ces jeux de société, qualifiés d'innoc nts.”

Ur autre péril

sorties du soir. B ‘aucoup de parents n'en soupçonnent

pas les inconvénients. bien qu'ils sautent aux yeux de yüronque prend la peine de réfléchir, Ces sorties iésatfectionnent de la vie de famille, font gaspiller un ‘°mps précieux, rendent moins apte au travail du lende- ‘içonnent leurs habitués à l'image du cercle d'amis ‘réquentent, et en font des enfants prodigues. us sont bien naïfs les parents qui permettent ces s, leurs enfants bonnes familles, et de se défier des ais amis ne leur font pas défaut.

prouve que ces précautions n'em de produire leurs résult

les discours obscènes qu'elles y

vaises Connaissances qu'elles y «

pour les jeunes gens, se sont les

sorties et se rassurent Parce que, disent-il ne vont que chez les voisins, dans de

que d'ailleurs, les recommandations

mau L'expérience

pêchent pas les occasions

ats naturels, et que les familles les plus chrétiennes ne sont pas sans dan

£ens qui sortent seuls.

Irréfléchis et aveugles, les

gers pour les jeunes

parents qui répondent le danger de ces sorties

parfois à un curé qui leur signale

du soir, qu'il faut que la jeunesse se passe. Oui; sans doute. Mais il y a deux manières de passer sa jeunesse: l'une dans la crainte de Dieu; et ceux qui ont le bonheur de la passer ainsi, vieillissent sans remords, parce qu’ils se

rappellent alors ‘qu'il est bon pour l'homme d'avoir

porté le joug du Seigneur dès sa jeunesse ”’; (1) l’autre

dans les occasions dangereuses; et c'est la jeunesse de

ceux dont le saint homme J9b a dit: ‘ que leur vieillesse

serait remplie des vices de leur jeunesse et qu'ils descendent avec eux dans le tombeau." (2)

Il faut que la jeunesse se passe; oui, mais c’est alors pour le malheur des parents qui ont charge d'âmes; qui faussent consciemment leur conscience et sont trop larges en matière de surveillance; qui oublient les dangers qu'ils ont courus, les fautes qu'ils ont peut-être commises dans leur jeunesse, parce que leur père, mettait en pratique ce principe: il faut que jeunesse se passe.

I n'ya pas de danger, dites vous, à laisser les jeunes gens sortir seuls le soir. ‘Les sorties nocturnes des jeunes gens aboutissent à la société d’'infâmes amis ”, répond saint Alphonse. L'auteur de “ l’Instruction chrétienne pour les jeunes gens”, ne pensait pas non pius comme vous puisqu'il a écrit: “Jeunes gens, si vous craignez Dieu, vous éviterez avec prudence les veillées nocturnes... Tant que vous serez avec les personnes de votre famille, sous les yeux de votre père et de votre mère, ou avec des maîtres, vous serez en assurance; mais si vous sortez pour aller à quelque rendez-vous ou dans les veillées, l'ennemi vous y surprendra. C'est dans ces occasions que les jeunes gens perdent ordinairement la crainte de Dieu, et que leur pudeur s’affaiblit.”

(1) Thre, II, 27.

(2) Job XX, 11.

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