‹ Le manuel des parents chrétiensChapitre 5 sur 78 · L'ABBÉ ALEXIS MAILLOUX · texte numérisé non relu

L'ABBÉ ALEXIS MAILLOUX

obligatoire en teut temps et en tout lieu, sauf dans le cas de nécessité,

M. Mailloux ne restait étranger à r.en de ce qui intéressait la religion et la patrie. Il voulut aussi compter parmi le: apôtres de la culonisation, et on le vit un jour, escorté d'un groupe de colons, quitter le presbytère de Saint-Charles, s'enfoncer dans ia forêt et aller ‘ampe sur le township qui porte son nom. Son équippe de pionniers, la messe entendue, chaque matin, s'attacquait aux géants séculaire: qui semblaient la défier, st se tait sa future seigneurie. Revenus au camp, ils soupaient, priaient, causaient et s'endormaient du sommeil des justes, pendant que M. Mailloux continuait à cause: avec Dieu, et à lui recommander sa petite famille, On peut donc dire qu'il est le premier fendateur des florissantes paroisses érigées sur ce plateau ondulé des Alléghanys.

Pendant qu'il missionnait en faveur de la tempérance, il publia un opuscule intitulé ** La Croix ”, qui en était le complément naturel, et qui fut bientôt suivi du * Manuel des parents chrétiens ‘’, que notre archevêque a eu l’heureuse inspiration de faire rééditer

Il était écrit que M. Mailloux épuiserait toutes les formes de l'apostolat. Sa croisade antialcoolique à peine terminée, il volait au secours d'une colonie de compatriotes transplantés dans l'Ouest ami icain, qu'un hérésiarque, son ancien compagnon d'armes, poussait à l'apostasie. Cette campagne, dont les âmes étaient l'enjeu, fut rude et mouvementée. L'apôtre des Cana-

| diens passa six ans sur le champ de bataille. l'arme au

bras, montant la garde jours et nuits, pour prévenir les surprises de l'ennemi, ‘ rôdant sans cesse, et cherchant quelqu'un à dévorer.” Si le rameau canadien-français

été détaché de l'Eglise catholique

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