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par celui que l’histoire surnommera le Luther canadien, c’est grâce, surtout, à M. Mailloux. De retour au pays, sauf l’année 1863-1864 passée à Bonaventure en qualité de curé, il continua sa vie apostolique d'autrefois : prêchant retraites et triduums, accompagnant l’évêque dans ses tournées pastorales, et, entre temps, taisant le service volontaire dans la paroisse où il résidait. (1).
Toujours préoccupé de l'avenir de ses compatriotes, M. Mailloux publia, durant cette fin de carrière, les ouvrages suivants : ‘ Le Luxe ”, ** La Tempérance ”, et ‘ Le Petit Arsenal . Siles jeunes générations rélisaient ses considérations sur le luxe et la tempérance, elles seraient probablement tentées de s'écrier, comme les contemporains de Jésus: * Durus est hic sermo. F L'idéal qu'il propose est sans doute fort élevé, mais il n'est pas irréalisable : et tout le monde y gagnerait si les principes émis dans ces ouvrages étaient moins méconnus. (2)
M. Mailioux attendait l'éternité pour se reposer, puisqu'en mai 1877,--trois mois avant sa mort,—il précha seul le mois de Marie. Ces causeries quotidiennes l'épuisèrent tellement que, le soir de la clôture des exercices, il fit ses adieux aux fidèles qui étaient venus l'entendre, et leur annonça qu'il ne remonterait plus en chaire. Ses prévisions se réalisèrent à la lettre. Le 31 juillet,
ii quittait le presbytère de Saint-Henri pour s'en aller
mourir au milieu de ses compatriotes de l'île aux-Coudres, comm il le leur avait publiquement promis le jour de
(1) De 1866 à 1870, M. Mailloux résida à St-Charles, et de 1870 à juillet 1877, à Saint-Henri.
(2) Outre ces publications. M. Mailloux à laissé une (Histoire manuscrite de l'Ile aux-Coudres,» maintenant éditée, et plusieurs manuscrits légués au Séminaire de Québec.
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