PAROISSIENS
Représentant de son évêque, qui est aussi le vôtre. vous devez vous soumettre à son autorité en tout ce qui regarde vos intérêts spirituels,
Votre curé étant le guide que l'Eglise vous a donné Pour vous conduire au ciel, il faut le suivre docilement, quelle que soit votre position.
Puisqu'il a le droit et le devoir de vous signaler tout ce qui peut être une pierre d'achoppement, de vous reprendre; ne murmurez Jamais, et écoutez docilement ses avis et ses conseils, en amendant ce qui est répréhensible dans votre conduite,
Sûrs qu'il connait le chemin du ciel mieux que le pilote ne sait la course à suivre Pour arriver au port, regardezvous Comme ses passagers, et reposez-vous sans inquiétude sur sa vigilance et sa sagesse.
La soumission à l'autorité de votre pasteur étant indispensable au bien spirituel de chaque paroissien, faites-la respecter par tous ceux sur qui vous avez autorité, sous peine de voir le désordre régner dans vos familles.
Votre pasteur connaissant bien les multiples maladies
de l'âme et les Conséquences lamentables des manque-
ments qui vous paraissent souvent n'être que des bagatelles, croyez sincèrement que vous faites erreur en préférant votre jugement au sien.
Professez done, pères et mères, le respect le plus profond pour votre curé, Souvenez-vous, qu'à l'exemple de Jésus- Christ qu'il représente, il est placé, dans votre paroisse, “pour la ruine ou le salut des âmes, ” ( 1) In'y a pas de milieu : il vous “AUVETA OU vous perdra. Il vous sauvera, si vous suivez docilement ce qu'il vous enseigne : il YOus perdra, si vous méprisez son autorité. Rien n'est plus funeste que de méconnaître l'autorité des supérieurs
D S. Lue, II, #4
" iastiques, On peut dire, dans ce cas, que le mal est presque sans remède
Cette parole, qu'il vous annonce chaque dimanche, étant la parole de Dieu, elle aura pour vous, pour vos enfants, pour Lous les püroissiens le même effet que celle du Fils de Dieu, Tout curé peut dire dans le même sens que Lui: Si je n'eusse pus repris mes ouuilles de tel ou tel désordre ; si je ne k \ pas signalé le danger de ces veillées, de ces jeux, de danses, de ces fréque 1ons de telle ou telle conduite, ils seraient excusubles. Mais aujourd'hui que je les avertis, “ils ne peuvent plus avoir d'excuse devant Dieu pour les péchés qu'ils ont comis 00)
Croyez-moi parents catholiques, puisque j'ai un archevêéque, dont j: dépens Cotnine vous dépendez de votre pasteur, et auquel je suis tenu d'obéir, en tout ce qu il commande. Modelez-vous sur votre clergé, qui doit obéir, avec la docilité d'un enfant, à la voix de son el isqu'au point de courir à une mort certaine, comme beaucoup de ses membres, lorsque le tyÿphus et le choléra sévissaient parmi nous.
Si la parole de votre curé se transforme en un glaive, pour le malheur de ecux qui ne l'écoutent point, elle est, au contraire, salutaire et consolante pour ceux qui pratiquent fidèlement ce qu'elle enseigne. Quel est celui qui,
sur le seuil de l'éternité. ne se sent rassuré contre les juge-
ments de Dieu, s'il a toujours écouté la voix de son guide spirituel, auquel Jésus-Christ, qui va le juger a dit
Celui qui vous écoute, m'écoute, ”" Cette seule pensée devrait nous déterminer à remettre notre âme et notre volonté entre ies mains de notre pasteur.
De plus, les mains consacrées de votre pasteur, sont pleines de bénéd cons, pour vous, pour vos enfants, pour tous ses paroissiens, O parents catholiques! que vous semblez peu comprendre le rôle de vos pasteurs, lorsque vous les laisser sortir de vos maisons, sans leur présenter vos petits enfants pour qu'ils les bénissent ? Que feriezvous si Jésus-Christ redevenant visible, daignait vous visiter ? Ne seriez-vous pas heureux s'il les bénissait ? Certainement ; et l'avenir de ces enfants vous inquiéterait moins, parce qu'ils auraient reçu la bénédiction du Fils de Dieu. 11 n'y a cependant pas de différence entre la bénédiction de Jésus-Christ et celle de celui qui le représente,
” Le curé, dit l'abbé Dessiaux, est tout entier dans son nom. En latin, “cura *—d'où : Cure —veul dire : celui qui prend soin, qui a souci. et par extension, celui qui veille sans cesse, avec le sentiment de son écrasante responsabilité : voilà le curé.
Le fond de son existen e, c'est l'inquiétude. I a renoncé à la paternité selon le Säng, pour la paternité des âmes, qui lui procure, ou beaucoup de joies, ou des tristesses mortelles qui rappellent celles du Christ à Gethsémani.
La vie qui lui est faite ne justifie-t-elle pas son nom ? Vous voyez bien que sa responsabilité est immense, et que tout l'aggrave. Ne vous étonnez pas qu'il vieillisse vite, que son sourire soit rare, son regard profond et voilé:; sa Léte plutôt inclinée, comme fléchissant sous le poids des pensées qu'il ne peut, ni ne veut secouer, et qui hantent ses rêves, après avoir altristé ses veill
La pauvreté et Je curé de campagne est uvent Pauvre, —n'est rien !.., I] la bénit ! La solitude ne lui pèse pas; au contraire! L'étude est sa passion. La maladie l'afline : il s'accommode de tout.
Ce qui l’accable, ce qui fait le martyre de sa vie, c’est
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