II. Vous souvient-il point d'une nuye
Que devyés o moy venir?
Pencez, je ne my couchay mie 20 Ne n'eus vollunté de dormir.
Dieu sçait en quel estât j'estoye!
[Et hoye!]
J'avoye de la joye tellement!
Advis m'estoit, par mon serment, ^4 Qu'entre mes bras je vous tenoie.
[Et hoye!]
Fleur de . . .
Chanson XXXI.
Fleur de gaie - té,
al - le-'jt'S le mar - - li
rp Dont mon ciicur .i
la peine et la lioul - - leur.
Il viiiis plai - ra.
ce que mon cueur de - si — — —
— re
^Ig^^êÊÎ^^^^ig^^
i My suit don - né,
bel - le. c'est vo5 - - ire a - - mour.
Sans vostre amour je ne puis nullement (D)'estre amoureux et (d')avoir le cueur genl, [Sy vous supply et requiers humblement 8 Qu'il vous plai.se prendre mercy de moy|.
Ou auUrement, certes, je puis bien dire Qu'en ma we n'y a point de retour.
Vrays amoureux, my lesrez vous occire, 12 Quant j'ay servy la belle chascun jour? [Fieur de ... j
A fo XLIV ro. V. 11. L. t> LXV vo.
1 L V Plaisante Hear. 2 V a peine et d. L n l.i p. •■ V pl -loaner ce que d. L plair* que ce que je d. 4 V Belle test vostre cueur. 5 V Car sans celuy. 6 A Eitre Joyeulx ne V je vous jure ma foy. 7 et s manquent dans B, resiilucs d'aprn Gaston Parti. : L V belle très humblement. 8 A Dame d'honmur ayea m., L pltli-. 9 L anltrement bell*». 10 A II n y a pas. L na pas. V L accours. H A HelUs am nir« my lalrrat tu occire. V lleltat aœ^ur. 12 Ajetay servy loyaulment, L que J'ay s., V Que jo servi*. i3 Dans ALV encore huit xcrt.
Vlrclay. dont ici une strophe seule et le refrain Initial sont donnés- Seule la mélodie du refrain est notée. Dans A elle est Ideollque à celle de B, Li pause après le second vers manque évidemment par erreur dans B; elle est notre dam A.
Chanson XXXIL
g^5^^^E^^îN^.^=g|^^g
Dieu gard cel-lc de des-lionneur Que j'ai Ion-temps ay - mé e;
Je l'ay ay-mée de tout mon cueur, 4 Ma jeu-ncsse est )»as - se - - - - e.
Or
voy je
bien que c'est fol - - leur D'y mec-tre sa
^^^^^^^^^^^^^mi
pen - ce
__ e, Quant el - le m'a dict en plo-rant : 8 Nos a-mours
sont fi - né — — — es, Nos a - mours sont fi
ne — — — es.
Despencer m'a faict mon argent, A la maison d'ung tavernier, Payer l'escot de maincte gent 12 Dont je n'en avoys pas mestier.
Chausses de verd m'a faict porter Et souliers à poullaine, Et par devant son huys passer 16 Mainctes foys la sepmaine.
A fï XXIV ro. V 4.
3 A V Avec elle en grand doulceiir. 4 A V Ay ma j. « A Dy avoir ma p., V mettre plus m. p. 7 A Puis quelle ma dit pav rigueur, V Puis quelle a faict amy ailleurs. 8 A Vostre amour a f. V De moy sest esloingnce. 9 A partir du vers 9 le texte d'A est tout différent. V intercale huit vers, puis continue comme B. il V En compaignie. 12 V Dont je navois pas. 14 V Souliers a la p. ib Après le iC"»» vers V donne encore 8 vers.
La mélodie, d A est dans sa première partie complètement différente, dans la seconde elle se rapproche un peu de celle de B. Cette dernière est du reste beaucoup plus simple et plus jolie.
Le ms note exactement par (T 3 le changement de mesure.
Chanson XXXIIL
Hcl - las, pourqiioy ' Mel-las pour-quoy — — ?i - ïcnl ces en
Tl -
eux? Tris -les -se, mort,
vcuil-lcz les' tous (le> - irui
Il foni inoii-rir rn doul-leiir et mai-iv — —
— rc i F*ar clias - cuii j<'iir, par clias-ciin jour — — — , ces !oy - aulx
^g^si^^|i^E:Jf£E^^|-^-l^
«. - - moureiix. I. Ces faulx jal-ioiix A niy lio?-ter
mourrunt de mort soub-dai - - - ne, la mienQC î»ou-ve - rni - - - ne.
É^^î^^^i^^^g^^ii
Qui nml ne jour — — — ne ê J'ay-royc plus cher la
ces - - sent de peu - - ser
mort à re - - citu - vrer.
El(le) m'a donné boutons, roses et flours Et m'a saisi de ce que je désire, Et si m'a dict: « Laissez mesdisans dire, 12 Mon bel amy ; vostre seray lousjours». [Hellas pourquoy...]
A fo VIII v-o. V 20 [Le texte de D tst le plus court, dans A U y a une strophe de pt%s, dans y trois; le ms U présente de grandes divergences avec les autres.)
1 A faulx euuyeulx, V i-es faulx jailoux. i' A Tritrew»-. veuez, V à fartir de cê trrt le texte du refrain et cctut de la première partie de la ^Iroplie sont amaliamés. 7 A my oiuter madame, V Pour inesloiKner de ma myo s. m. A SHroye pi. ch. a 1* mon mAvaoMT. V Jaimerois miciilx la mort en enchinT. 9 v El nui pronun. 10 V que deêlroi». IJ V Vntue scray jiuquu fin do mes jours. 11 La reprise du refrain n'est pas marquée dans b; la slrutlure de la strophe ainsi que les variantes d'\ et de V unus font voir (;m« la ehsnson est «n oirëlay. inromplfl dans le ms \\.
l.ji mélortie d A est du mrmi l\ |'^' «iu*" ^'^'l'^' •'*' '*• ^- *"••' *^'» ^^^
Chanson XXXIV.
n — ^—zs:
Mon cueur est tant bien as - sis,
Dieu m'en doint
joy
— e! Qu'en ce mon ■ de ne pour - - roy-e Mieulx choi-
I^^^E^^^rS
sir, ce m'est ad - vis. 5 En el - le sont tous mes dé-sirs
Choisisses, vrays amoureux !
Quant est à moy, j'ay choisi
La belle aux rians yeulx 10 M'a choisi pour son amy.
11 m'estoit ersoir advis Que la tenoye,
Et qu'entre ses bras j'estoye
Pour luy faire à son plaisir.
15 Au resveiller j'en fus marry.
Mon cueur est ... .
La chanson est un virelai, inais dont la strophe-refrain seule est noî'fe avec la musique.
Chanson XXXV.
^=#=:pi=p;
lilias-cuni maii-dict
ces
jjI - |i)ii\, M.'iiz je ne les
maiiMiirtz
mv - r: Il n'e«l
pas vray a - nutii-icux 1 Qui n'esl jal - |..u\ de >'a-
iiiy
Oui bien aj - me.
Qui bien ayme par amours Loyaulment. je vous affie, Il en yroit jusqu'à Tours, S Pour voir sa loyalle amye.
L'aultre jour, jouer m'alloye [Tout] entour d'ung \erd buisson, Je trouvay m'amye par voye 12 Parlant à ung compaignon.
El luy disoit bas en riant C'estoit qu'el[le| fust s'amye.
Mais el luy va respondant Que cela ne seroit mye.
A t>) Xll s>.
1 A Jul'.eux. 4 Cm il S-*; manque ùlun\ A. u— 12 correipond à 5-8 d'A. Tout te reste complètement différent dans A
Dans A lu chanson e»l un ylrelay La iii>lotli<" a encore une seconde partir, p«ur U première moiiié «le la strophe. I-.n .k'rniirr siroph.- u'a pas Hi lr^* correcipineni (raosrriie par le scribe.
Chanson XXXVI.
Pour a - voir faxl ati irra de mon a - niv Es - !^e
prrjiri^f^^^i'^^^^^^
rai-son — — — d'en o- - tre
dif - fa - mé
re-norn-ir.é — — — e es - ire si en -ta -nié
— e, 4 Et mon las cueur, et mon las cueiir de tout plai - sir ba - ny"?
Sa grant beaulté sy m^avoit tant ravy Si que j'en suis à jamais affamée.
Las ! je Tavoys pour mon amy choysy De bon amour si bien arracinée, Q'impossible est d'en estre séparée 10 Tant que mon cueur soit de lui accomply.
G fo XVII yo.
2 G que j'en sois. 3 En espérant ma bone renommée. 4. Mon las cuer est d t. p. bany. Lr- ms B a amy; c'est évidemment une erreur du copiste; nous cdoptom la leçon de G.
La chanson n'a pas été correctement copiée puisque la seconde strophe telle que la donne, le ms ne correspond pas à la première. — Le copiste n'a marqué le si b qu'il partir du i' ▼ers. Cette chanson est aussi mentionnée au V» Livre de Pantagruel, ch. 33.
Chanson XXXVll.
lfe^.êS{^ê^|H^P^^^â^
A la com-pai - pni-e d'iing baii-cliicr Ve-nus sora-mes ilu Vaii de
— — — — re, « Je
Vi — — re Kii pc-lo - ri-nage à Suinrl Gi
fE$^^-^'^5^:^gjgL^^^gE£fe5^
SUS niMisj(ar-tl(' (l'on - conil)iior' I Jfi-susnous gard li'enroiii - - lire-n)enl, Vo-nus som-
$^^[^^^^^^^jâ^^^^ï^
mes cer-1«i-nc —
— nient 7 Pour ac-com-plir pe-le-ii-na — — — ise.
Accompagnés de maincte gent
Venus sommes certainement 10 Et ne querons point d'avantage.
(Jésus nous gard d'encombrement,
Venus sommes dévotement i3 Accomplir le pèlerinage.)
Nous sommes gens tout d'img meslier
Qui ne voulions qu'ouïr bien dire
Et ne voulions nully mesdire 17 S'i ne commenche le premier.
[A la compaignie...]
Cette chanson a éti; mal transcrite par le ropi-^te. Les vert M— IJ ont rritlnnn.ent il* intcrciilés par erreur. La pièce est un vlrelny, inalu peu correct \v. I» •ccondc stropbe. . Quant ù la mcloiUe il faudra répeter. ceUe de» trol* premiers vers de la »irophe(S-«) potir les trois suivants.
II Nous voulions tenir l'ordonnance Que nostre sire roy de France Nous a donné, la soue mercy, Et estre de son alliance Pour le servir à sa plaisance
26 Et nous tiendrons avecques luy.
Se les Englois venoient piller, Nous les mectrons à tel martire Que nous les garderons de rire,
30 Et d'aller à notre poullier.
[A la compaignie...]
Chanson XXXVIH.
Quant je voy re-iiou - - - vel - 1er I.a gn - ci-cu-sc >ai - - ^>d,
Mon cucur est bien en pri-son, i Quant je n'o-sc plus
'lian
lor.
jfe^— r—r—
^E|-^3H^f^^^fe
Las, je n'y clian - lo-ray plus, Mon cucnr est trop tloiil
8 Quant le Van do Viro est jus, Qui soul-loil cs-lro
lou
reiK.
eux.
Et la blanche livrée porter, Ghascun ung blanc chapperon, Tout par bone intention, 12 Sans à nul mal y pencer.
Adieu soit esbatlement Et le jolly dieu d'amours.
Je le quicte entièrement 16 Se de luy je n'ay secours.
Je suis marri et dollent.
Quant je vois ces collectours Qui justisent povre gent 2'» Plus souvent que tous les jours.
Vrays amoureux, sans plus tarder, Ostez mon cueur de prison, Et me donnez ;^uarison, 2> On je suis an trépasser
1 V Quant je l:i voy. :> ne. S Car lo Val. 12. .loycuUrinonl saiu m»! p M l'um ^ cdte .4roplie vient aprcs la suii^ante. r.> tourmcutenl. a Jcctcx moy horr .'.< no t4 L« mx Y a cncorr une strophe, se lailachant à la précédente.
Chanson XXXIX.
Hel-Ias, il est pic de ma vi - c Et hy — — —
e! Mesnagc a
êi^P^
prins sur moi ri - gueur! A Dieu co - mand joye et bau-dour,
Es-ba-(e-
T^4=:^=:Jii4=»
t=±ZIÉZS
T=fÊizw=ft^r
lUic
ment et clian - te
ri - e, Et liy
Je my soûl lois aller esbattre
' [Et hye !] Avecques ces gentils gallans.
Mais maintenant suis à mon atre A nourrir mes petitz enfans.
12 [Et hye!]
Dont Tung sy bret, et l'aultre crie,
[Et hye !] L'aultre m'appelle son seigneur; Le petit bret, et nuit et jour Je n'ay bone heure ne demye.
■18 [Et hye!]
Le grant demande une cotelle,
[Et hye !] Et la fillette ung chapperon.
Ma famé sy bret et crestelle.
Et Nostre Dame ! que feron ?
24 [Et hye !J
Be, tesiés vous, taisiés, m'amye !
[Et hye!] Nous depriron nostre Seigneur, Qu'il nous donne du pain au four.
Sy nourriron nostre mesgnye.
30 [Et hye!]
A fo XXIV v>.
1 A fait de. 2 refrain manque. 3 vigueur. 4 bonheur. G refrain manque. lO niy tault combattre. i6 A L'aultre m'esveille au point du jour. 19— lîO manquent dans A.
la mélodie d'A est tout-à-fait différente.
Cette chanson peut être considérée comme un virelayj notamment dans la le(;on d'A. is sous la forme do B elle semble avoir été interprêtée par le musicien comme une simple mson avec refrain onomatonoétique h l'intérieur et à la tin.
mais chanson
Chanson XL.
JLÉI
He-Ias, 01 - li-vier Vas-se-lin, N'or - ron point de tos nou - vel
lo»^
8 Vous ont les Knglois mys à fyn? 1 Vous
Et
soul-li es gaye-menl cloB-
les bons com - pay- gnons liao-
Et de-me-ner joy-cu-se vy — e Parle pa-ys de Normen-dy - - e
Jus-qu'à Sain'ct Lo en Co-lcn - lin,
En
u-nc com-paypye moult bel - le. lOOncques ne vy Kl pel-le nu.
JI. Les Engloys ont faict desraison Aux compaignons du Vau de Vire, Vous n'orrez plus dire chanson
17 A ceulx qui les souUoient bien dire, Nous prion Dieu de bon cueur fm Et la doulce Vierge Marie,
20 Qu'il doint aux Engloys maie fm!
[Dieu le père si les mauldye].
Helas, Ollivier...
A fJ XXXVIII vo. L fo LXX vo.
I A L Olivier Bachelin. » A L Orron nous plun. 6 A L Kt U bUnchc livrée porter. «AL Jusqu'à saint Gille en Contentin. H) L Onciuca mais ne Ty..„ Hellaâ, Ollr. 13 L Es c. 17 L le s. ÎO A mallin. L Hellas, Ollivier,... entuiie ajoute encon sept tin
La chanson est en forme de virelay. mais la seconde strophr n'est pas tout à-falt correcte
La mélodie d'A est apparentée à celle de II.
Celte chanson se rapporte probablement à la n»ort du maître foulon et poète (>ll*lri Basselin, tué par les Anglais soit à la bataille de Formigny (18 aoiU Ul>o\ soit dans on* <Mnbu8cadc quelque temps avant cette bataille. (V. A. Oast»*. Olitirr BatteUn tt It >'«• et Vire, Paris, 1887.)