‹ Le manuscrit de BayeuxChapitre 18 sur 33 · Y ST. W«»C · texte numérisé non relu

Y ST. W«»C

Chanson XLL

Soubz une au-bes - pi - ne flo - ri

il m'est ve-nu

sou - ve - ne - ment

B^|3E^E^^ÊgEj^|g2-:^^g^^^^^^

D'u - ne fleur plai-san - te et

jol-ly -e

fes^^i^:^^|Fâ.^s^i

Que j'ay de-si - re - - e Ion

gue-ment.

Ma pencée est, en vérité, (Et mon voulloir attalenté) D'aller voir la belle au cler vis :

Mais je crains trop la grant fierté 9 De ces faulx jalloux anemis.

A fo XXX vo, L P LXXIX v».

1 L espiue. 2 L ung A my Tint ung s. {Le ms B a bien souvenement et non soudenement comme écrit Gasté ainsi que G. Paris dans les variantes; de même au v. suivant Dune). 5-7 A De laler veoir me prend envie La belle au cueur gent, L Ma pensée est en voulenle Et est mon cueur entalente Daller voir la belle au cler vis Jen avoye bonne voulente. « A tant et me desfie. L durté. 9 A De ce faulx traistre mesdisant, L ennemys. 10 A omet la strophe suivante, L Ils ont sur nous. 12 L gardie. 13 L Veoir. 14 A Sy jen devoye. Les quatre vers suivants manquent dans L. 17 A perfectement 18 L Si. 19 L trestout 1. f. 20 L Ceste saison. 24 L Puisquelle est ma loyalle a. 25 L Je liray veoir doresnavant. 26 L Maulgre jaloux pleins denvye. 27 L Mamour luy donne entièrement.

Cette chanson était peut-être surtout répandue par la tradition orale, ce qui expliquerait les variantes très notables. Au v. 19 il ra.anque une syllabe; on pourrait lire „trestou8" comme dam L.

La mélodie d'A est du même type que celle de B, mais plus simple.

Hz ont trestous si grant envye.

Dieu lez mauldye prochainement!

Car ilz l'ont de si près suivye 13 Qu'avoir ne la puis nullement.

Se je devoye perdre la vye.

Si yray je tout droict vrayment Au lieu où demeure m'amye, 17 Car je l'ayme parfaictement

Se jalloux dévoient enrager, Maulgré tout leur faiîlx danger Je l'iray voir, c'est bien raison, Et souvent je l'iray baiser Dessoubz l'ombre d'ung beau rosier 23 Qui croist auprès de sa maison.

Puisqu'il luy plaist estre m'amye, Je la serviray loyaulment, Car nul n'en fera departye •27 Jusques au jour du jugement.

Chanson XLII.

Un? es — — per - vior

ve-nanl du vert bo-cai — — ge, Il

^gES^^^^^E^gg^zzjl^^^JJE^^

est jol —

- - lis

[^EgjgggaÊgE^^i^-^^g-^^f^Ër^

je le puis

tc-nii- et mec - - tre en cai-ge,

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